ACTE PREMIER
Et devant cette épée il n’a pas tressailli!
Ello brandit l'épée, puis lu repose sur la tablo.
O maison ! humble toit de chaume ou l’iiirondelle Vient suspendre son nid à la saison nouvelle !
Meubles accoutumés, mon rouet, mes fuseaux !
Fenêtre où de la main j’appelais mes oiseaux !
Et toi, petit jardin, sous l'ombre de l’cglise;
Fête de mon enfance, éden, terre promise Où j’ai passé des jours si calmes et si doux,
Ce Dieu voudra-t-il donc me séparer de vous?
Toujours cette terreur ! toujours cette pensée Présente à mon esprit, aussitôt que chassée !
Je retiens mon haleine et je crains d’écouter,
Et je crois que toujours les voix vont éclater !...
Non ! tout se tait! tout dort ! — ah! Dieu seul est le maître ! Hélas! ma pauvre mère!... elle en mourrait peut-être ! Et lui !.. . pour me sauver comme il s’est élancé !..
Mais que dis-je?... Achevons le travail commencé.
Ella s’assied devant son rouet et file. — Après uu moment de silence.
Guerre impie !... ô noblesse insolente ou servile !... Orléans assiégé !... combien de temps la ville Peut-elle encor tenir?... — Si je croyais... — « Sans toi Point de secours! » — Qui sait ?... un messager du roi !
On entend le bruit des cloches; Jeanne se lève.
Nw 5.