SCÈNE VII
LAIIIRE, LOYS.
LA H IRE, regardant s’éloigner le roi.
Jamais roi ne perdit si gaîmont son royaume !
Ah !... devant cette honte il faut se faire effort Pour ne pas s’aller joindre aux soldats de Bcdfort !
Un étranger c’est vrai; mais un héros en somme!
Ne trouver qu’un enfant où nous cherchions un homme ! Tout le monde, hors ceux qui le veulent .trahir,
Lui dit de commander 1... il ne sait qu’obéir!
JEANNE D’AKC
Ah ! tout est bien perdu !. . .
LOYSj en riant.
Que ne prenez-vous Jeanne?
LAHIRE
Tu te moques de moi, je pense, ou Dieu me damne i Les filles ne sont point mon fait]
LOYS
A votre gré!
Elles sont fort le nôtre... et je le lui dirai !
U sort eu couraut par le fond.
LAHIRE, seul.
Allons! aux favoris il faut céder la place !
Ce Thouars ! c’est ce traître impudent qui me chasse!
Lui, cet efféminé, ce courtisan, c’est lui
Qui mène, à son plaisir, la France d’aujourd’hui!
Après ses devanciers pillant ce qu'il en reste !
Plus capable qu’eux tous, et d’autant plus funeste! Mort-Dieu!...
Lôys reparaît au fond du théâtre, précédant Jeanne et marchant ù re-
culons devant elle, comme avec crainte*