‹ Jeanne d'ArcChapitre 42 sur 88 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

LAIIIRE, LOYS.

LA H IRE, regardant s’éloigner le roi.

Jamais roi ne perdit si gaîmont son royaume !

Ah !... devant cette honte il faut se faire effort Pour ne pas s’aller joindre aux soldats de Bcdfort !

Un étranger c’est vrai; mais un héros en somme!

Ne trouver qu’un enfant où nous cherchions un homme ! Tout le monde, hors ceux qui le veulent .trahir,

Lui dit de commander 1... il ne sait qu’obéir!

JEANNE D’AKC

Ah ! tout est bien perdu !. . .

LOYSj en riant.

Que ne prenez-vous Jeanne?

LAHIRE

Tu te moques de moi, je pense, ou Dieu me damne i Les filles ne sont point mon fait]

LOYS

A votre gré!

Elles sont fort le nôtre... et je le lui dirai !

U sort eu couraut par le fond.

LAHIRE, seul.

Allons! aux favoris il faut céder la place !

Ce Thouars ! c’est ce traître impudent qui me chasse!

Lui, cet efféminé, ce courtisan, c’est lui

Qui mène, à son plaisir, la France d’aujourd’hui!

Après ses devanciers pillant ce qu'il en reste !

Plus capable qu’eux tous, et d’autant plus funeste! Mort-Dieu!...

Lôys reparaît au fond du théâtre, précédant Jeanne et marchant ù re-

culons devant elle, comme avec crainte*

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