ACTE DEUXIÈME
JEANNE, vivemout .
Lahirc !... Quoi !. ..
LAHIRE
Mon nom jusqu’à vous est venu?
Et pour qui donc Lahire est-il un inconnu?
Ali! j’ai plaisir à voir un des plus vaillants hommes Dont s’honore le temps lamentable ou nous sommes!
Serrant la main de Laliire dans les siennes.
Ce m’est un bon présage et le meilleur de tous!
LAHIRE
Jaruidieu! mon enfant!...
JEANNE
Ali ! pourquoi jurez-vous?
Renier Dieu n’est pas d’un chrétien !
LAHIRE
Don ! nous autres,
Vieux soldats, nous disons ainsi nos patenôtres!
JEANNE, souriant.
Eh bien vous apprendrez les miennes! — Mais comment Etes-vous à Chinon, et dans un tel moment?
L’héroïque cité par vos bras défendue,
Sans Dunois et sans vous serait bientôt rendue!
Ne l’abandonnez pas, et rien n’tsl compromis !
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JEANNE D’AIiC
Mais il faut maintenant pousser aux ennemis!
Déjà de toutes parts la place est investie;
Attendre plus longtemps c’est perdre la partie! Leur plus forte bastille est, je crois, à Saint-Loup ; C’est là qu’il faut viser et frapper un grand coup !..
S’arrêtant en voyant l’étonnement de Lahire.
Qu’avez-vous?
LAHIRE
Par ma foi ! je ne m’attendais guère A vous entendre ainsi deviser de la guerre!
Oui ! vous en jugez bien, et par saines raisons ! Dunois, Xaintrailles, moi, c’est ce que nous disons Le courage s’énerve, et l’heure est décisive!
Mais il faut des soldats pour prendre l’offensive! je venais demander du renfort. Vain espoir!
Je retourne, mais seul.
JEANNE
Ah ! faites-moi donc voir Le roi ! c'est le salut du trône que j’apporte !
LAHIRE
Et s’il ne s’agit pas d’une fête, qu’importe ?
Agnès vous recevra, ne vous l’a-t-on pas dit? Thouars avec Agnès ont seul tout le crédit!
Et le roi donne, entre eux partageant sa tendresse,