‹ Jeanne d'Arc; drame en cinq actes et en versChapitre 23 sur 76 · ACTE DEUXIÈME. — SCEME III · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME. — SCEME III

A moins que d'ici lii des troupes assez fortes Pour sauver Orléans n'arrivent à ses portes.

iJ)vyo\s fuit un vif inouveinenl de colère.)

Sainte-Sevère est prom|)t, et le délai bien court.

LE MAGISTRAT

Oh! le Roi nous entend! à notre aide il accourt!

Vous ne pourriez ouïr avec un cœur tranquille

Les cris désespérés de votre bonne ville,

Sire; oh non! vous viendrez; vous viendrez, n'est-ce pas?

Et l'espoir va rentrer dans nos murs sur vos pas.

Comment à ce traité put consentir Xaintraille ?

LE MAGISTRAT

Hélas! il est tombé sur les champs de bataille. Mutilé par le fer de l'ennemi vainqueur, « Il ne lui ^estait plus rien d'entier que le cœur. » Xaintraille ne savait vivre un jour sans combattre, Et ce cœur maintenant a dû cesser de battre.

Quoi ! mort !

LE MAGISTRAT

Si ce héros pouvait nous protéger, A se rendre aux Anglais oserait-on songer?

Xaintraille mort! Xaintraille étendu dans la tombe! En lui c'est une armée entière qui succombe.

(Un chevalier s^ approche et dit quelques mots à V oreille de Danois qui parait troublé.)

Encore!

DUNOIS

LE ROI

Qu'avez-vous?

DCNOIS,

Sire, les Écossais, Me mande Lord Douglas, se portent aux excès; Ils menacent ces murs en leur fureur extrême, Réclamant à grands cris leur solde à l'instant même.

Page 1