ACTE DEUXIÈME. — SCEME III
A moins que d'ici lii des troupes assez fortes Pour sauver Orléans n'arrivent à ses portes.
iJ)vyo\s fuit un vif inouveinenl de colère.)
Sainte-Sevère est prom|)t, et le délai bien court.
LE MAGISTRAT
Oh! le Roi nous entend! à notre aide il accourt!
Vous ne pourriez ouïr avec un cœur tranquille
Les cris désespérés de votre bonne ville,
Sire; oh non! vous viendrez; vous viendrez, n'est-ce pas?
Et l'espoir va rentrer dans nos murs sur vos pas.
Comment à ce traité put consentir Xaintraille ?
LE MAGISTRAT
Hélas! il est tombé sur les champs de bataille. Mutilé par le fer de l'ennemi vainqueur, « Il ne lui ^estait plus rien d'entier que le cœur. » Xaintraille ne savait vivre un jour sans combattre, Et ce cœur maintenant a dû cesser de battre.
Quoi ! mort !
LE MAGISTRAT
Si ce héros pouvait nous protéger, A se rendre aux Anglais oserait-on songer?
Xaintraille mort! Xaintraille étendu dans la tombe! En lui c'est une armée entière qui succombe.
(Un chevalier s^ approche et dit quelques mots à V oreille de Danois qui parait troublé.)
Encore!
DUNOIS
LE ROI
Qu'avez-vous?
DCNOIS,
Sire, les Écossais, Me mande Lord Douglas, se portent aux excès; Ils menacent ces murs en leur fureur extrême, Réclamant à grands cris leur solde à l'instant même.