‹ Jeanne d'Arc;Chapitre 23 sur 43 · Milton, Paradise lost · texte numérisé non relu

Milton, Paradise lost

3. Il était le troisième fils de Jean, seigneur de Beaurevoir, qui, luimême, était fils puiné de Guy, comte de Ligny.

4. La mort de la tante était imminente ; elle eut lieu en 1431. (Voy. l'Art de vérifier les dates, comtes de Saint-Pol, II, 780).

SA

D’autre part, s’il la laissait prendre, il se perdait auprès du duc de Bourgogne, son suzerain, son juge dans l’affaire de la succession, et qui par conséquent pouvait le ruiner d’un seul mot. Provisoirement il l’envoya à son château de Beaurevoir, près Cambrai, sur terre d'Empire.

Les Anglais, exaspérés de haine et d’humiliation, pressaient, menaçaient. Leur rage était telle contre la Pucelle, que, pour en avoir dit du bien, une femme fut brülée vive :. Si la Pucelle n’était elle-même jugée et brûlée comme sorcière, si ses victoires n'étaient rapportées au démon, elles restaient des miracles dans lopinion du peuple, des œuvres de Dieu; alors Dieu était contre les Anglais, ils avaient été bien et loyalement battus : donc leur cause était celle du diable ; dans les idées du temps, il n’y avait pas de milieu. Cette conclusion, intolérable pour lorgueil anglais, l'était bien plus encore pour un gouvernement d’évêques, comme celui de l'Angleterre, pour le cardinal qui dirigeait tout.

Winchester avait pris les choses en main dans un état presque désespéré. Glocester étant annulé en Angleterre, Bedford en France, il se trouvait seul. Il avait cru tout entrainer en amenant le jeune roi à Calais (23 avril), et les Anglais ne bougeaient pas. Il avait essayé de les piquer d’honneur en lançant une ordonnance : « contre ceux qui ont peur des enchantements de la Pucelle 2. » Cela n’eut aucun effet. Le roi restait à Calais, comme un vaisseau échoué. Winchester devenait éminemment ridicule. Après avoir réduit la croisade de Terre sainte 3 à celle de Bohême, il s’en était tenu à la croisade de Paris.

1. « Elle disoit.….que dame Jehanne….. estoit bonne. » Journal du Bourgeois de Paris, p. 411, édition 1827.

2. « Contra terrificatos incantationibus Puellæ. » (Rymer, t. IV, pars IV; p. 160, 165, 3 mai, r2 décembre 1430).

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