‹ Jeanne d'ArcChapitre 5 sur 31 · novembre i4.3o. Lettre de l'Université à Cau · texte numérisé non relu

novembre i4.3o. Lettre de l'Université à Cau

* Frère Jean ou Jacques Gravèrent , dominicain , inquisiteur-général en France. ( V. Lenglet^ t. a, p. iSg; Laverdy^ i43.)

cbon et au roi d'Angleterre, toujours pour la rendition de la Pucelle. (Voy. Laoerdy , 9 ; Lenglet , t. i , p. 148; t. 2, p. i58. )

5. 28 décembre. Permission donnée à Cauchon , par le chapitre de Rouen , d'instruire le procès dans son territoire. ( Voy. Laoerdy , 16 ; Lenglet, t. 2 , p. i58. )

6. 3 janvier (toujours i4.3o , vieux style ). Lettrespatentes de Henri vi , qui ordonnent la remise de Jeanne à Cauchon. (Voy. Laverdy, i3; Lenglet , t. i , p. iffi ; t. 2 , p. i58. )

7. ( g , i3 et n^ janvier ; 19 et 20 février.') Consultations sur l'afifaire.... Nominations des promoteur, greffier, huissiers et juges-assesseurs.... Discussions sur une difficulté de juridiction. Il s'agissait de savoir si Cauchon procéderait avec un délégué de l'inquisiteur * , et c'est ce qui fut décidé et pratiqué. Ainsi, ce sont les formes effrayantes de l'inquisition qu'on a suivies dans ce procès! (Y oy. Laver dy^ p. i5 et suiv. , et sur-tout p. 22 , 24. j 82 , 35 et 4-63 , où il démontre les abus de ces formes. — Voy. aussi Len g ki , t. 2, p. i58 et iSg.)

8. {20 février.) Assignation pour être interrogée, signifiée à Jeanne le 21 , jour de son premier interrogatoire Elle en a subi quinze jusqu'au milieu de

mars.

On lui a lu alors ses réponses, et on en a extrait trente-huit articles ou propositions , qui ont formé au-

* Frère Jean Magistri ( ou Lemaitre ) , déle'gué de frère Jean Graveront, ou viee-inquisiteur, ou vicaire de l'inquisiteur. ( Voy. Lenglet^ t. 2 , p. iSg ; Laverdy , 18.) 11 objectait qu'il n'était vicaire que pour le diocèse de R^uen et qu il s'agissait du diocèse de Beauvais. Fr. Gravèrent lui envoya dans la suite une commission spéciale. (Voy. Lat^erdy , 20.)

232 NOTES DE JEAN^^E d'aRC.

tant de chefs d'accusation contre elle. ( Voy. Laoerdy^ p. 21 et suiv. , et ^wx-\.o\x\. Lenglei ^ t. i , p. i5oà 172; t. 2, p. iSg. )

9. ( 27 mars etjeurs suivons. ) Elle est interrogée sur cesarllcles. (V. Laoerdy^ p. 82 ; Lenglet, p. 174 et suiv.)

10. ( 2 aoril i43i ; lendemain de Pâques et jours sui^ oans. ) Les trente-huit articles sont réduits à douze.

Ces douze chefs d'accusation, que Laverdy rapporte en entier (/9-5i à 98), et qu'il a la complaisance de réfuter, se réduisent aux apparitions et révélations , à ce qu'elle a pris un habit d'homme , à ce qu'elle s'est précipitée d'une tour ( ce fut pour s'échapper de sa prison ) ; à ce qu'elle a mis une croix en tête de ses lettres... (Voy. aussi Luchet , 3gj ; ci-après 3^ Pièce justificative^

11. Les mêmes articles sont envoyés à àes docteurs, licenciés, évêques, et à l'Université de Paris, pour avoir leur avis sur le point de savoir si les propositions qu'ils contiennent sont opposées à la foi. L'Université s'assembla à la fin d'avril et au commencement de mai. Elle décida que les apparitions, etc., procédaient de Uélial, Satan et Belzébulh ; que Jeanne, en ce qu'elle portait un habit d'homme, était suspecte d'idolâtrie et d'avoir donné sa personne et ses habits au démon ^ en imitant l'usage des païens, etc.* (Voy. Laverdy^ ibid. et p. 34.5 5o , 59, 75. — Voy. aussi Lenglet ^ t. i , p. 178.)

* Elle ne s'en tint même pas là. Elle écrivit le i4 mai au roi (l'Angleterre et à Çauchon (elle loue beaucoup celui-ci) pour les exhorter à faire punir /r<?//<?y^/wOTtftrès-promptetnent. (Voy. Lengïet , t. 2 , p. 160 ; Laçerdy , 54 et 55.)

Enfin peu de tems après le jugement de condamnation , elle en fit l'apologie dans des lettres adresse'es ( 28 juin ) au pape , à l'empereur et aux cardinaux. ( Voy. Lenglet , t. 2 , p. i56 et i6i ; Uist. universHat. Paris. , t. 5 , p. 4o6. )

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