‹ Jeanne d'Arc [microforme]Chapitre 16 sur 63 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Hélas! il aura pu se convaincre céans

Que Chinon ne dinait guère mieux qu’Orléans | Un seul poulet chétif et de mine frugale

À fait tout le menu de la table royale !

Et voyant que Lahire attendait: ‘ c’est fini,” Lui dit gaiment le roi, ‘ monsieur de Bouligni

‘ N’a plus que quatre écus en caisse, mou cher hôte; ‘“ Et, si je vous reçois maigrement, c’est sa faute !...” @xËs...... Quui ! nous en sommes là !.,.

Tl'HouARs. Ne vous alarmez pas | Un sujet peut sauver son roi d’un mauvais paë ! J’ai trouvé de l’argent !

ÈS ere Certes un tel miracle Doit vous faire écouter désormais en oracle ! ; Par quel trait de génie ou par quel talisman ?.. T'Houars .Je n’en ai qu’un, madame, et c’est mon dévoûment. ës...... Eh bien ! cette nouvelle a dû remettre en joie % Lahire, qu’Orléans sans doute nous envoie ! Aura:t-il les secours que nous avo:s promis? I'Houars .Pour en faire un butin commode aux ennemis ? | Non sur ma foi! je songe en.ce.périlextrême A défendre d’abord le roi contre lui même ; Ses libéralités lui feraient quelque jour.

4 Congédier sa garde, et ses gens, et s& 0e!

# Que du moins ce dernier prestige l’enmironne ! ës...... Bucor lui faudrait-il conserver la couronne! Quoi ! la France est si bas qu’un désastre de plus Lui rendrait à jamais tous s-cours superflus ! Une noble cité, dépassant notre attente, Arrête encor le flot de cette mer montante!

Nos soldats sont à bout, haletants, épuisés !

vous rends grâce Un subside les sauve !.. et vous le relusez !

Quel est donc votre but? quelle est votre espérance ? JOUARS.Je ne vous savais pas tant d’amour pour la France ! #s...... Ah! dites pour le roi!.. sans railler mes ennuis! Pourquoi me supposer autre que je ne suis ?

C’est lui seul que je veux retirer de ce gouffre!

parler sans témoi Je pleure te le voir dépossédé ! je souffre ; De l’entendre appeler roi de Bourges !.. Hélas j Ce nom même demain ne lui restera pas, Lavais-je à vous dE Et peut être ira-t-il, déchu, devers le Rhône, Cacher l’ombre d’un sceptre et les débris d’un trône...

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20 JRANNE D'ARO.

La France! dites-vous.. et que m'importe à moi? Mon amour est aveugle et ne songe qu’au roi!

De Tuovuars.Bien aveugle, en effet, jusque dans ses alarmes ! Vos äveux contre vous mé fournissent dés armes, Madame! c’est au roi que vous songez d’abord ? À Eh bien ! je vous lattache, et nous sommes d’accord Ne comprenez-vous pas, sans qué je vous le dise, à Qu’un revers nous soutient et qu’un succès nous brisé AavËs ...... Comment? que dites-vous ? .

Ds Tuovars. Que, s’il règne en vainque Son esprit nous échappe ausei bien que son cœur! À Yolande, Richmord (Sont-ce là des mystères ?) Et tous les Armaguacs, et les grands feudataires, Au salut d'Orléans rattachant leur espoir, Nous viennent aussitôt disputer le pouvoir !

Faites plus ! jusqu’à Reims que votre main Pentraîne Et vous y courberez le front devant la reine ! AGnÈs...,..bLa reine !.. G De THouaRs. En doutez- vous ? Tel est notre avenir! À dE 1 La défaite du moins nous permet d’obtenir à qoil | Que Bedfort, par lu-paix assurant sa victi:e, 1 Limite sa conquête aux rives de la Loire!

M} Notre part reste belle, et le roï, confiné Aux montagnes d'Auvergne ou bien di Dauphiné, Peut y fonder encor, digne de ses ancêtres... AGnÈs...... Un royaume amoindri! ce | De THouars. Dont nous serons les maîtresi ln | Que lui faut-il ? Son cœur, exempt d’autre désir, hi N’aspire qu’au repos, n’aime que le plaisir ; Et kon üniquée soin, dans cette cour nouvelle, Sera de vous fêter et de vous trouver belle ! Voilà cé qu’à mon sens il lui faut conseiller ;

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