ACTE DEUXIÈME
orté à moi? Dont nous ont assaillis ces dernières années! d'au roi ! | On m’avertit.sous main qu’une fille, du nom s alarmes ! | De Jeanne, s’est montrée et marche vers Chinon ; tdés armes, ! La Lorraine l’envoie et lui rend témoignage ; d’abord ? é Nous.verrons si le ciel.protége son voyage ; >mmes d'accord La route est difficile et propre aux coups de main : ous le dise, À Une embuscade peut l’arrêter en chemin !.. uccès nous brisdENËS «+... Ab es 2 Taouars. Je dis ce qui peut arriver; et je doute ne en vainquen Que sans mésaventure elle achève sa route; . le son cœur! À Si pourtant elle vient, qui sait où ses avis, ...: 1ystères ?) | Donnés au nom du ciel et par le roi suivis, leudataires, |} Peuvent nous entraîner?
poir, IGNÈS +... En.effet, il importe uvoir ! À D’y songer ! Mais... son air?
main lPentraînd®t THovuaRrs. . + On la dit jeune, accorte, \ reine ! : Pas trop grande, l’œil noir ! les rois en pareil cas | 4 Sont aisément séduits.
otre avenir! ABNÈS...... Il ne la verra pas! | tenir 4 ——— pictoire F4 Ÿ HA ” : SCENE IV.
R À …..-Jernidieu ! c’en est trop!.. me raille-t-on ? ti Dauphiné, BDs THouars. Labhire.
tres... | IRE...... Au diable les fuseaux !
| ‘… ËS eco Qu’avez-vous donc, messire ?
ons les maîtres M8HIRE... ..« Ah | madame, pardon ! ütre désir, ABNÉS...... Qu’avez-vous? | aisir ; MHIRE...... LOT Ce que j'ai ?
ju velle, Que, sans rien obtenir, je vais prendre congé ; bélle ! ::. Et que, pour enlever à l’Anglais ses bastilles, séiller ; È . En guise de soldats, le roi m’offre des filles ! "éveiller! JE THouars.Comment ?
sages, DAHIRE...... .… Oui; Jéan de Metz et cinq autres, je crois, essages ? 4 . Sont arrivés céans, amenant vers le roi | d’hui. 1 Je ne sais quel messie en jupons?
Iront de lui Be Tuouars. le Echappéel..
es frivoles, MAHIRE...... Pour tout dire, mordieu.! j’aimerais mieux l’épée paroles | 2 De notre connétable, avec.ses bataillones: väins discours Que tout ce qu'on nous peut dooner de.cotillons ! lésecours, © Nous n’en serions pas làsi votre:aveugle haine
3 1 N’eût des conseils du roi chassé son capitaine !
rs 7 > Le A ve RES é
Ah! les temps sont changés !.. et je ne trouve ici
Que discorde, égoisme, épuieant sans merci
Places, titres, faveurs qu’en se jouant octroie
!’indolence royale à des oisea x de proie:
Nous pourtant, abreuvés de dégoûts et d’affronte,
Sans armes, sans soldats et sans pain, nous mourro De Taouars Je croyais qu’au métier voustrouviez quelques charma
Qui donc a dit: “Si Dieu se f isait homme d’armes, !
I] se ferait pillard ?”’ Le mot, convenez-en.. LaHIRE...; .Eh bien ?..J’ai dit pillard, et non pas courtisan. AGNES......Messieurs |! .
Dx THouars. Laissez, madame !. .à peine il sort de tablË Mais quoi ?..si le trésor comme elle est lamentable, H { Qu’y pouvons-nous ? Il faut s'expliquer une fois !
LanrRe.....Ce n’est pas de l’argent qué l’on demande aux rois, C’est leur sang !..
SCENE Y. ; Le Rotr..... Hein ? mon sang !..que diantre en veut-il fairéé LaniRe.....Votre baptême, sire | . 1 Lx Ror..... Eh ! degrâce, diffère
Mon salut !..—Cette Jeanne, ohjet ae tes mépris, Si j’en crois Baudricourt, me l’offre à meilleur prix. Car sans doute déjà vous savez la nouvelle ?
On m'envoie une sainte, en s’engageant pour elle A m’ouvrir le chemin de Reims, sans coup férir. Et pour régner, encor ne fant-il pas mourir ?
LantRe.....Si votre espoir s’arrête à cetie rêverie..
Le Ror.... Eh non ! Lahire !..sache entendre raillerie. Pourtant ses compagnons en‘parlent avec feu ! C’est vraiment, disent-ils, une fille de Di: u ! Les six homme armés qui formaient son escorte, Trop faible pour tenir la campagne, assez forrte Pour signaler sa marche en pays bourguignon, Ont pu de Vaucouleurs la conduire à Chinon !
Sa foi les soutenait, triomphait de leur doute, Affrontant, dissipant les périls de la route ; Pris dans une-anibuscade, ils ont avec stupeur Vu lassai!lant frappé de vertige et de peur; Cela ne tient-il pas du miracle ?
AGNÈS...... ù Peut-être ?