SCENE IL
Jeanne... .Qu’est-ce 1à ?..Quelles sont ces femmes ?..Hors d’icié Paiennes !..Je devrais vous frapper sans merci | à
PErRINE.... De quel droit ?
JEANNE ..... De celui qu’avec toi je vais prendre |
PERRINE.... Et depuis quand s’est-on avisé de défendre
Aux soldats d'emmener leur fillettes ?
Depuis Que Dien les accompagne et que je les conduis ? Va ! si je te retrouve avec les hommes d’armes,7? Tu t’en repentiras, méchante, jusqu'aux larmes !.. Perrine... Moi pleurer !.. Dois-je aussi vous demander pardon ?.. ‘6 Rentrez, rentrez, rentrez. .”? |
JEANNE
occupés | ACTE TROISIÈME. 37
tille qu’on pille !
ANNE... Tu me braves ?..tiens donc !
LRRINE.... Au secours | à l’aide !..
on âme | JANNE ee. Ab !..pourquoi l’ai-je frappée ?., ne femme ! Hélas !..de ma patronne antique et sainte épée, Ile a fait ? Je t’aimais |..et t’avais reçue avec bonheur !.. ; Mais de mon étandard j’aime encor mieux l’honneur | toire, Allez ! c’est une honte l. ‘et pour miens Je renie | Ceux qui m’ont pu trahir par cette félonie | e ?..non! Quoi! Dieu,par mon secours, vous fait deux fois vainqueurs )n noM, | Et voilà comme à lui vous élevez vos cœurs |
Si vous ne méritez les grâces qu’il vous donne, bien prom tel Combattez donc sans moi !..car je vous abandonne !,, en raconte 1 MTRE. JEAN.Jeanne, pardonnez-nous | à k es esprits ! MMEANNE ..... C’est Dieu qu’il faut prier | ris ? 4 - C’est avec lui qu’il faut vous réconcilier ! e!.. Laissez-moi !..
est sorcière, SCENE III.
ans trembler
rler ! Dane... Qu'est-ce donc ?
MEANNE ..... Du désordre et du vice ui vous damnel# Je ne veux être ici ni témoin ni complice!
Peccadille à vos yeux peut-ètre, crime aux miens | S'il vous faut des soldats, il me faut des chrétiens | ! Et de mon étendard Dieu mêine se retire, eanne *e :
| S’il couvre de ses plis..ce qui vous fait sourire ! Tenez ! plus qu’eux encor, c’est vous que je reprends! Car les petits ont pris example sur les grands ;
y ?.. Hors d'ici Et la cupidité, la luxure et la ruse, 8 merci | be Grâce à vous, dans la guerre ont trouvé leur excuse | BAHIRE......Jeanne, vous me jugez avec sévérité | is prendre! M enr donc que j’ai fait pour être ainsi traité ? lre 4 ue si, dans le passé, sans crainte ni vergogne, 3 Rançonnant l’Angleterre et pillant la Bourgogne, epuis + Je fus des plus hurdis et des plus résolus, onduis ? 4 De quoi vous plaignez-vous, quand je le fais plus ? ’armes, 1 HEANNE.... .Je me plains, quand le soir autour de m« bannière rlarmest.. ! Rassemble les cœurs forts dans 15 mêtx: prière, der pardon ?.{ De ne pas avoir vu, le cherchant j'armi sous,
1 Cet orgueilleux Lahire une fois à genoux | Lauime..... Ah! jarnidieu !.. Pardon, si je vous fais injure ! Mais c’est plus fort que moi ! je meurs si je ne jure!
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JEANNE ..... Vous portez d'habitude un bâton, ie crois ? LaHIRE .....Oui;.. Pourquoi?
JEANNE ..... Puiequ’il vaus faut jurer, jurez par lui| LauiREe .....Par mon bâton ?
JEANNE ..... Voyez ! le plaisir est le même;
* Etcela peut du moins se dire sans blasphème |! Lanire......Suis-je encore Lahire ?..—ÆEn vain je m’en défend ;
Elle me fait marcher d’un mot, comme un enfant ! JEANNE ..... Oui, l’île Saint-Aignan, voilà le vrai passage;
Qu’aux Augustins d’abord la bataille s’engage,
Et, poussés des deux parts, ils y resteront tous, RicæarD....Marchons alors! .
JEANNE..... J’en ai plus de hâte que vous;
Mais je ne suis pas seule à commander. | Ricarn.... Qu’importe ?
Pour nous l'avis de Jeanne est celui qui l’emporte |! MrTRe. JEAN.Où vous nous conduirez, nous irons !
Lus SOLDATS. | Oui !..
JEANNE
Pourquo Vous taisez-vous, Lahire ? êtes-vous pas pour moi ? LAHIRE....Je serai franc ! Pour vous, oui ! non pour la bataille !. On sait que pour frapper et d’estoc et de taille Lahire jusqu’ici ne s’est pas fait prier, Et qu’il n’arrive pas à l’assaut le dernier ; Mais encore, au mépris de la sagesse humaine, N'est-ce pas un caprice aveugle qui le mène; 1 « Rasremblés en un point, les Anglais sont bien forts. ] Et l’on aura grand”peine à les mettre dehors | 1 Je pense, et c’est l’avis des autres capitaines, Qu'il ne faut pas courir des chances incertaines ; Qu’ôn peut, ravitaillé par un premier convoi, Attendre les secours annoncés par le rofh JEANNE..... Attendre !.. | LAHIRE..... Oh ! je le sais, de coupables faiblesses Rendent mal assuré l’effet de ses promesses ; Le roi, trop indolent pour avoir des remords, À bien vite oublié les absents et les morts ! Mais enfin,—vainement vous refusez d’y croire, — On risque de tout perdre en brusquant la victoire. JYANNE..... Quand vous ai-je déçus ? Ce rapide succès, Vous en désespériez quand je vous l’annonçais | L'événement, malgré d’injustes défiances,
ACTE TROISIÈME. 39 rois ? A-t-il donné raison à mes impatiences ? | Vos sages m’ont déjà fait perdre assez de jours En prenant pour venir d’inutiles détours !
Le convoi qui nous a suivis prouve saus deute 4 Que les canons anglais ne barraient pas la route Alors que je l’ai fait passer, drapeaux au veut, Sans qu’un seul ennemi se portât en avant | :
Mis tenez ! j’y consens |! l’obstacle ést invincible |.
r, jurez par lui!
e même ; L Le sphème ! 1
m’en défend ;
> un enfant |
aSSaLE ; Vous oubliez toujours que Dieu fait impossible | ’engage, HIRE .....F'ant.il donc le tenter ? Qui vous presse ? ont tous, ANNE, 0. Le temps, ki. Ce Dieu qui fait ma force a compté mes instants ? | e vous ; ÉnrRE. ... . Comment ? Que dites-vous ?
Je ne durerai guère Plus d’an an! C’est bien peu pour terminer la guerre! Pire .....Quoi! vous pensez mourir ? Où donc? JMANNE «00. | Hélas !..où Dieu é Voudra !..Je ne connais ni le temps, nile lieu ! Ah ! que si je pouvais aller ou va mon âme, J’irais, quittant ce fer pour mes habits de femme, Vite, vite, où l’on m’aime, en ma pauvre maison |.
DCE PRANNE. ....
.Qu’importe ? À i emporte !
ui !.. 3 Pourquols as pour moi? à ir la bataille !..#
croire, — à victoire.
ès, onçais | 8,
e taille DAHIRE .....Craignez-vous donc la mort ?
JBANNE ..... ; Non !..mais la trahison, er ; % Revenons. Je suis chef de guerie, au même titre umaine, Que vous et vos amis, et prends Dieu pour arbitre. nêne ; hi. Si vous marchez sans moi, je marcherai sans vous Î nt bien forts. ÆMuHIRE......Au fait, les plus prudents sont parfois les plus fous Î hors | ne Je ne vous ferai pas défaut ! mais, pour tout dire, aines, C’est peu de rallier et Dunois et Lahire ; ertaines ; Car Dunois vous suivra; d’autres moins généreux onvoi, Sirritent de vous voir prendre le pas sur eux;
Et votre foi, naive en ses façons hautaines,
| A pu froisser l’orgueil de ces vieux capitaines ! faiblesses Florent d’Illiers, Graville, et Boussac, et de Rais, Sses ; Termes, Xaiutrailles même en sont presque aux regrets Lords, D’un succès dont la gloire est à vous tout entière ! ts ! ANNE .....Non pas à moi, vraiment ! mais à cette bannière
Qui porte en soi la force et l’âme d’un pays !.. Je ne commande pas, Lahire !..j'obéis !.. :::
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