SCENE V
JEANNE. ..... Seigneur Dieu ! pardonnez àcette âme égarée Moi je serai trahie, et vendue, et livrée !.. . k Oui, les voix me l’ontdit !:.et leur doux réconfort ! M’abandonne !..je suis i{riste comme la mortt.. Une étrange langueur'en moi s'est répandue ! | Je ne retrouve plus cette force perdue hi Que versait dans mon cœur la présence des saints |. , ‘ Il me semble que Dieu n’est plus dans mes desseins ! ! ‘Ah ! je me sens troublée, incertaine k..Si j’aime,
A-t-elle dit !..jai peur de descendre en moi-même | Orgueilleuse vertu qui, dans ta pureté,
Lui parlait de courage et de sérénité !.. .. !
Ah ! voilà le secret de ma lâche faiblesse !.. il
Qui n’est pas tout à Dieu, Dieu même le délaïsse !., \
es ; En vain je lève au ciel mes yeux irrésolüs | À J’appelle en vain mes: voix, et ne les entends plus !.…. k
Een À à:
OYS. eee. Jeanne. . e re EANNE ,0e., Que me veux-tu | CS rs
b2 JEANNE D'AROC.
Loys....... Là..sur mes pas !..
JEANNE...... Achèvel..
Ah !..je devine !..c’est mon père !..Non !..je rêve !., Loys .......Oui, Jeanne ! vos parents, votre famille !..
JEANNE ..... Cieux !
Je chancelle !..le jour se dérobe à mes yeux ! Li : 1saBezce....C’est elle ! . Ji JACQUES .... Mon enfant !.. C.
JEANNE:..... Sainte Vierge Marie !.,
Ils sont là..n’est-ce pas ?.. JE ISABELLE... Ma Jeannette chérie !..
; Is.
JEANNE. .....O0 mes parents !..vous tcus !..Soyez bénis de Dieu !., .. Chers bien-aimés, que j’ai quittés sans un adieu !., JE Qui m’avez pardonné |. N Is.
J'AOQUES Te pardonner ta gloire !.. Fe
Hélas !.. pardonne à ceux qui refusaient d’y croire... JEANNE......Mon père !
PIERRELO..,. . Vois !..Ses yeux ont la même douceur !.. Isasezie....C’est toujours notre enfant ! te CATHERINE. ..! 1 , C’est toujours notre sœur! JEANNE. .... Elle a grandi, je crois !..
CATHERINE. Pierre ! vois donc ses armes |.
JEANNE. ....Je vous distingue à peine au millieu de mes larmes !..
Maie..Jacquemin et Jean ne sont-ils pas venus ? Jacques .... Par la moisson tous deux ont été retenus;
La moisson que ces jours de soleil ont hâtée,
Et qui, éans toi peut-être, eût été dévastée !.. CATBBRINE. . Meng: tte, pour te voir, fût bien venue aussi, N’était son mariage. J
Ah ®
JEANNE... f Re PIERRELO.... ? Mais viens donc ici,
ee Thibaut ! tu restes là tremblant comme la feuille ! JEANNE ..... Thibaut !.…. a
PIERRELO . Ne vois-tu pas comme elle nous accueille ? TæiBauT ....Jeanne !.. | JEANNE ..... Thibaut …. |
ISABELLE... .‘ Dieu boni..je la vois, sans pouvoi
Rassasier mes yeux du plaisir de la voir !..
Cette enfant qu’en mes bras autrefois j’ai bercéel Is