‹ Jeanne d'Arc [microforme]Chapitre 59 sur 63 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

Warw1oK...Et tu n’as pas encor condamné cétte infâme ?., “ J. p’Esriver.‘ Si charitablement avertie elle n’est L ‘6 Docile qu’à ses voix, outrage et méconnaît ‘6 L'article Unam sanctam que l’ Esprit: Saint anime, ‘€ On l’abandonnera, pour expier son crime, ‘6 Au juge séculier.” Vous la pouvez mener;

‘| cg C’est devant le bûcher qu’on la doit condamner. #4 Jranwe .... .Le bûcher !..ah ! j’ai trop compté sur mon couragel.. Cr + Je tremble!..—Se peut-il que mon corps, ton ouvrage, Ans Dieu du ciel ! qui du mal ne fut pas effleuré,

Pour devenir poussière, aux flammes soit livré !., a nôtre! Me devait-on traiter de façon si cruelle ?..

Hélas ! une autre mort !..une autre!..Ah! j’en appelle . À Dieu qui juge aussi, qui punit le forfait,

l’autre ! Des maux dont on m’abreuve et des torts qu’on me fait! EA Me ferez-vous au moins cette grâce suprême De me donner enfin mon Créateur que J'aime ?

Voilà de bien longs moi, hélas! que je l’attends ! {Toutefois J. »’Esriver Frère Martin viendra dès qu’il en sera temps.

HE JEANNE .....Ah ! maintenant, c’est moi qui de vous la réclame,

vois |.

Del Vous pouvez me donner une robe de femme | étien l 1 Il suffit qu’elle soit longue !..

Je savez bienk .

enaissent |— SCENE VIL | naissent WARWIOK.... Un mot !..notre but] | ur disant, Se trouve atteint; tu peux acheter ton salut.— | nière : Tu souviens-tu qu’un soir, sous une cape sombre, | FamrAssi | Un homme s8’approcha de ton grabat, dans l’ombre ?.. ! D RES JEANNE .....Je me souviens qu’un homme eut cette lâcheté | Et devant mes clatietiss s’enfuit épouvanté.

si Warw1ok .…. . Prends garde !..son ardeur encore inassouvie | Le? T’abandonne à la mort, ou t’apporte la viel.. JEANNE ..... Ah ! c'était vous, milord ?.. Ainsi, je vais mourir, nneur! Et ce n’est pas assez !..vous voulez me flétrir, eur !.. Et prouver, par mon crime aux Chrétiens effroyable, | messire | Que vous n’avez été battus que par le Diable 1. : le pire Allez ! je vous comprends !..c’est la France et son Roi € P Que vous voulez flétrir et souiller avec moi !.. hrétiens | : Vous pouvez.me tueret mutiler la France;

âme |. | Mais vous ne pourrez pas, milord, sachez-le bien,

vous soutier Eh bien ! je vous ledie, quittez cette espérance ! | |

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Asservir à la honte ou son cœur ou le mien !

Vous pouvez, de ce peuple élargissant la plaie, Cadavre encor vivant, le trainer sur la claie, Et punir ma victoire, et m’en payer le prix, Mais non pas nous soumettre à nos propres mépris !.. Le même honneur tous deux nous garde et nous enflamme! Je connais mon pays; il m’a donné son âme !.. Il se redressera comme moi sous l’affront !

C’est quand il est perdu qu’il relève le front! . Faites, faites sur lui peser le joug des armes ! Noyez:le tout entier dans le sang et les larmes ! Reculez sa frontière, ivre de vos succès !..

La France renaîtra dans le dernier Français !.. Que le temps soit à vous !..La France aura pour elle Dans l’avenir certain la justice éternelle !.. Et plus loin le bourreau pousse l’iniquité, Plus haut va le martyr dans l’immortalité !.. Maintenant que le feu me brûle et me dévore ! Mon corps, fait de limon, pourra trembler encore, L’âme est libre, il suffit !..Le tourment dure peu !.. Et la France est ainsi; c’est le plaisir de Dieu !.. WarWIOK....ÏInfâme, c’est la mort que tu veux ?.. JEANNE ..... Je l'appelle !.. Auprès de votre amour la mort redevient belle ! Warwiok....Val! je te liverai, paienne, à ton bûcher, Mais flétrie et maudite !.….

JEANNE ...e. À moi !.. Viens me chercher !.

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