CHANT XV
Page 267. — Jette l’obscénité d’un outrage infernal. — «Jeanne d’Arc l’entendit, et retournant la tête: «Ha! en nom Dieu! tu le renycs, dit-elle, et se es si prest de ta mort! «—Environ une heure après, cet homme tomba dans l’eau et s’y noya. (Déposition de frère Jean Pasquerel.)
Page 271. — La prière qu’il fit dans un soudain remord, seul devant Dieu.— Un historien contemporain de Jeanne d’Arc, N. Sala, raconte celte révélation comme la tenant de messirc Guillaume Goulller, seigneur de Boisi, l’un des confldcns de Charles VII, au moment où il csloil entre ses ennemis enclos de tous côtés : « Le roy « en ceste extrême pensée, entre ung malin en son oratoire tout « seul; et là, il fait une prière à N. S. dedans son cueur, sans pro- « nonciation de paroles, où il lui requérolt dévotement que si « ainsi esloit qu’il fût vrai hoir descendu de la noble maison de
NOTES
• France, et que justement le royauhne luy deust appartenir, qu’il « lui pleust le lui garder et deffendre, » etc. Or, c’est cette prière que Jeanne d’Arc rapporta- au roi pour lui prouver la réalité de sa mission divine. Exemples de hardiesse de plusieurs roys el empereurs.— V. aussi Le Brun des Charmettes. Tome 1, page S83 et sulv.