‹ Jeanne D'Arc poëmeChapitre 29 sur 29 · CHANT XXIV · texte numérisé non relu

CHANT XXIV

Page û 36. — Ils sont de l’espérance orphelins éternels.— Vie l’espérance du bonheur suprême, de la vue de Dieu. Mais la foi de l’Eglise se résume, en ce point, à dire que l’état des enfans morts sans baptême est tel qu’il leur vaut mieux d’être nés que de n’avoir Jamais existé.

Page tiM.—Et l’infini bonheur semble comme entr’ouvert — Non-seulement la délivrance des âmes souffrantes, au terme voulu par la Justire et la miséricorde, peut s’obtenir par la prière et par les saintes oeuvres unies au divin sacrifice ; mats, même avant cette pleine délivrance, la mitigation des peines et aussi les prémices des joies célestes peuvent être Implorés et accordés par les mérites de Jésus-Christ, et les mérites surabondants des saints.

Page UZO.—Où dans Bâle f Eglise est encore troublée. — Celte crise a déjà été expliquée dans le xxi' chant, page 386,

Page üfi’î. — Elle a faussement dit , ttc. — Les douze articles sont l’exact résumé de l’accusation, ainsi divisée en douze chefs. C’est presque une traduction littérale.

Page 415 — Peux actes différents , etc — Indépendamment de tous les faits qui dénoncent la fraude, Jean Masslcu a déclaré, dans l’enquête de révision, en termes textuels sur la cédule de prétendue rétractation signée d’une croix par Jeanne d’Arc, ce qui suit : « 11 sait certainement (scit firmilèr) que ce n’étoll point celle de

* laquelle il est fait mention dans le procès-verbal, car une autre

• que celle qui est insérée au procès lut le déposant et signa ladite « Jeanne. »

page. 450 —Quand le pain des élus , etc.— Cette prière de Jeanne d’Arc est consignée dans les documents authentiques du procès. Nous l’avons fidèlement traduite et presque dans les mêmes termes.

Page 451 — Faudra-t-il y dormir? etc.— La vraie version seroit : hious feras-tu dîner ici ? On voit que si l’expression est modifiée, le fond est le même; il en est ainsi du reste; et tous les principaux faits relatifs au supplice de Jeanne d’Arc sont d’une égale exactitude, notamment le fait de l’Anglais qui, dans sa haine, vient alimenter la flamme, et qui s’enfuit dans la prière.

Page *52.— Le feu vous atteindrait.— Cette atteution au danger de

NOTES

Frire Mar. in l’ Advenu met le comble à l’héroïsme du martyre où la charité éclate ainsi. L’antiquité chrétienne a-t-elle une plus belle page?

page ù5i. — L’oiseau virant symbole. — Le signe (te la colombe blanche sortant de la flamme , en l’émission de l’esprit de Jeanne, a été déclaré par un Anglais repentant, à lsambard de la Pierre suivant ta troisième déposition de ce dernier.

Page ii 5.1. — Emporte-tes aux mers! — Pans la crainte de voir honorer les restes de la sainte victime, les Anglais les tirent jeter à la Seine. Le feu n’avolt eu aucune prise sur le cœur resté Intact : ils s’eflrayoient d’y trouver eux-méincs un signe miraculeux.

Page 451. — Dans les bras de Jésus, etc. — Dans sa première déposition, frère lsambard de la Pierre qui, comme frère Martin l’Advenu, ne l’avoit pas quittée un instant, dit : « ... Qu’tlle étant dans la ilainbc, oneques ne cesssa jusqu'en la fin de résonner, confesser à haulte voix le sainct nom de J lies us, en implorant et invocant sans cesse l’ayde des Saincts et Sainctes du Paradis; et encore, qui plus est, en rendant son esprit et inclinant la Uste, proféra le nom de Jhesus, eu signe qu’elle étoit fervente en la foy de Dieu...» — Jean Massieu dit au£si, dans sa première déposition, que Jeanne d’Arc : « ... En continuant ses louanges et lamentacions dévotes envers Dieu et s s Saincts, dit le derrain mot, en trépassant, à haute voix, Jhésus! •

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