LE POÈTE
Jeanne, de ces sommets où la gloire t'enivre, Dans le cœur de la France, oh ! ne cesse'de vivre : Tes ennemis sont morts, leurs beaux jours sont passés, Sous ton pied virginal les voilà terrassés.
Et toi, Jeanne, tu vis; l'Eglise te couronne. Les cieux, Tautel, nos cœurs sont désormais ton trône : Ton exemple nous montre, en ce jour solennel. Que le mal est caduc, le droit seul éternel.
France", suis Jeanne d'Arc à travers la lumière. Saisis sa forte épée et sa blanche bannière.
Apprends d'elle qu'il n'est de salut qu'en Dieu seul, Que tout autre' drapeau n'est qu'un triste' linceul; Prends l'étendard du Christ, ô toi, sa fille aînée. Et, forte de ta foi, marche à ta destinée.
Bar-le-Duc. — Impr. de l'Œuvre de Saint-Haul. — ij85,q4
GENERAL UBRARY UNIVERSITY OF CAUFORNIA— BERKELEY