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Le 7 juillet, les commissaires se réunirent enfin dans la grande salle du palais archiépiscopal de Rouen; et là, en présence de Jean d’Arc, de Prévosteau, représentant Isabelle, la mère de Jeanne, et Pierre d’Arc, son autre frère, du promoteur Chapitaut et de Pierre Maugier, avocat de la famille, personne ne se présentant pour combattre les conclusions du promoteur, ils déclarèrent la partie adverse coutumax. Puis, jugeant au fond, après avoir énuméré toutes les pièces de procédure sur lesquelles ils avaient
Fig. 1 58. - Tympan de la porte Sainte-Anne de l'église Notre-Dame de Paris. D'après la Statistique monumentale de Paris , par Albert Lenoir. La Vierge, assise sous un dais fort riche surmonté d’une coupole porte l'Enfant Jésus. Deux anges l'encensent. A sa droite, un évêque suivi d’un personnage assis. A sa gauche, un roi couronné et à genoux tient un phylactère, xn' siècle. On suppose que ce travail, antérieur à 1 architecture qui 1 encadre, y a été rapporté au moment de la construction de l’édifice. — C’est dans la cathédraleMe Parisque, le 7 novembre i455, Isabelle Romée, mèrede Jeanne (Jacquesd'Arc, pèrede Jeanne était mort de chagrin), accompagnée de son fils Pierre et d’un nombreux cortège d'hommes honorables,’ ecclésiastiques ou séculiers, et de femmes, se présenta et déposa devant les juges sa requête en réhabilitation delà mémoire de sa fille, et le rescrit du souverain pontife qui l’avait accueillie.
formé leur opinion, ils prononcèrent d’abord que les douze articles, l’unique base de la sentence rendue contre Jeanne, étaient faux, altérés et calomnieux, et ordonnèrent qu’ils fussent arrachés du procès et lacérés judiciaiment. De là ils passaient aux deux sentences, et, après avoir signalé les principaux moyens de droit tant de fois opposés aux procédés des premiers juges, adoptant l’avis des docteurs et des prélats qui n’ont vu dans tout le procès aucun fondement a 1 accusation, ils déclaraient le procès et les sen-