ACTE DEUXIEME
La scène se passe chez Mi Coquebert. — Salon élégant; porte au fond. — Portes latérales. — Deux fenêtres. Sur le devant, table à droite, et ce qu'il faut pour écrire.
SCElNE I.
COQUEBERT, ANATOLE, un Notaire,
écriv.uii à la table, à droite.
ANATOLE
Quoi ! mon père, ce matin même? Je ne puis y croire.
COQUEBERT
Quand les choses sont résolues, on ne peut trop se hâter de conclure... voilà comme je suis... On fera une publication, on achètera l'autre, et dans huit jours le mariage.
ANATOLE
Ah ! qu Ibonheur
COQUEBERT
En attendant, occupons-nous du contrat... c'est l'important, c'est l'essentiel... surtout dans une pareille affaire.
ANATOLE
Je ne vois pas cela , car la pauvre Jeanne n'a rien.
COQUEBERT
Qu'importe? elle peut avoir... (Montrant le notaire qui écrit.) Et monsieur rédige cela selon mes intentions. (S'adrcssant au notaire.) Vous avez mis: Tout ce qui pourra lui revenir , n'importe a quel titre ? (Le noiaire fait un geste affirmatif.) Si ça ne fait pas de bien, ça ne peut pas faire de mal. (A Anaiole.) C'est de la prévoyance... un père de famille est obligé de penser à tout.
ANATOLE
Ah! vous avez pensé à mon bonheur ! c'est le principal.
COQUEBERT
Ton bonheur! ton bonheur! tout n'est pas encore dit... et il faudra voir...
ANATOLE
Tenez! le voilà qui arrive.