ACTE 11, SCENE IV
circonstances... irop longues à vous expliquer, on veut que je renonce à l'une de vous deux.
JEANNE
Et vous le pourriez ?...
Vous auriez ce cœur-là ?...
GALUCHET
il le faut... pour voire bonheur... pour votre avenir... Mais je ne peux pas... Aussi... voyez mes enfans... décidez vous-mêmes !
JEANNE
Nous, mon père ?
Ne plus être vos enfans !
GALUCHET
Je dois vous dire... pour vous consoler, qiiecelle qui m'abandonnera...
JEANNE , avec force. Se«a maudite !
GALUCHET
Non... elle deviendra une grande dame, elle sera noble, elle sera riche... tandis que l'autre...
Ah ! je suis l'autre !
JBANNE.
Moi aussi !
Nous le sommes toutes deux !
GALDCHET.
C'est bien ! c'est bien! vous borni.^ i'.hi
(|uimp lendezbien heureux... mais qui m'eaibanassez beaucoup... parce qu'il ne s'agit pas d'êlre faible et de pleuier... Il faul du courage... entends-lu, Jeanne?... {^Regardant! eannctun qui se détourne aussi pour essuyer 5CS î/C7/ar.) Entends- lu, Jeannelon , loi qui d'ordinaire as de l'énergie pour toute la famille?... {Avec force.) Jeté répèle qu'il faut choisir... (^t'ecco/ère.) lllefaul!
JEANNETOiN.
Eh bien ! mon père , ne nous grondez pas !
JEANNE
te serait la première fois.
Ali .sœur et moi sommes résignées... N'est il pas vrai , sœur?...
JEANNE
Oui, je le jure.
JEANNETON . avcc fcrvicté.
Gjoisissezdonc... décidez vous-même...
G*LUCHET. effrayé.
Moi !...
JEANNE
Nous obéirons sans plainte... sans murmure... JEANNETON , cssuyont SCS ycux sans être vue. Oui... nous obéirons !
GALL'CHET, sc place cnîre elles en silence, ptiis lève les yeux au ciel. — L orchestre joue en sourdine l'air de la Juive : Hachel , quand du Seigneur la grâce tu-
TÉLAIRE.
Toi qui sais la vérilé... Marie-Jeanne, ma pauvre femme... envoie-moi de là haut (juelque bonne inspiration !... Dis-moi là . pnr un >eiil battement du