ACTE II.- SCENE V. Il
coup qui le menace... Et d'ailleurs, nous avons assez de pouvoir et de crédit... pour l'empêcher... et même, s'il le faut, pour le faire arrêter. »
JKA>NK.
Vous arrêter !
JEANNKTON.
Vous, mon père !... Ah ! bien, oui !... qu'ils y viennent ! qu'ils s'en avisent !...
GALUCHET
Bien, ma fille... bien, Jeaiineton... Celte enfant- là était née pour être un garçon.
ANATOLE
Voilà ce que j'ai entenrlu... et , sans attendre plus longtemps la réponse à ma lettre , je suis venu tout vous dire.
JEANNE
Merci, merci... .M. Anatole... Et votre avis ?...
Mon avis... est qu'il faut ici de la tète et du courage... Il faut partir.
Allons donc!
ANATOLE
Ils sont puissans, ils ont de l'or , da crédit, des amis .. vous n'avez rien de tout cela... e.vcepté moi... qui ne peux rien... que vous aimer, M"^ Jeanne... el si on commence par vous séparer "... Vous avez raison... vous le prouverez plus tard... je le sais... Mais , en attendant, que deviendront vos filles .. qui les protégera ?
GALUCHET
C'est juste !... Je ne les quitte pas...
72 JEANNK ET JEANiNETON.
ANATOLE
On se défend de loin... Parlez avec elle , partez t
GALUCHET
El si l'on s'oppose à ce départ!... où trouver appui et protection?... à qui nous adresser? JEANNETON. avcc énergie.
Je le sais.
GALUCHET
Toi, Jeanneton ?
Oui, mon père... et à l'instant même... {Elle se met à la table, et écrit ) Je réponds de lout.
GALUCHET
A qui diable écril-elle?... [Lisant par dessus son épaule.) a Monsieur le duc... b Tu connais des ducs, Jeanneton?...
Oui, mon père.
GALUCHET, Hsaîil toujoiirs par dessus l'épaule de
Jcunncton.
« Monsieur le duc... ou plutôt mon ami... » {Avec élonnemenl.) C'est ton ami?...
JEANNETON, essinjant U7ie larme.
Oui... mon père.
GALUCHET
t Vous m'avez dit : Dans le malheur... venez à moi!... J'y viens... s C'est donc un honnête homme, Jeanneton?
Oui... mon père.
GALUCHET, Hsaiit toujours.
t Je vous prie... car c'est très-pressé, de vouloir