JEANNE, GALUCHET, ANATOLE
GALUCHET, entrant en chantant.
Tra la la la la la la... Ah ! le brave jeune homme !...
le noble seigneur!... Voilà un seigneur comme je les aime; car il ne l'est pas du tout... N'ayez plus peur, mes enfans. Pourquoi donc que vous avez un air comme ça tous les deux?... Je suis joyeux... je suis content... Jeanneton disait vrai : à son nom .seul, toutes les portes m'ont élé ouvertes, et j'arrivai à un boudoir tout en soie et en dorure, où je trouvai M. le duc en beau costume, costume de marié. — C'est Jeanneton qui vous envoie, monsieur? — Oui, M. le duc. .. Je suis son père... 11 m'a tendu la main... lui-n>éme... Ce qui fait que je lui ai remis la lettre de Jeanneton, en lui expliquant ce dont il s'agissait... — Si je vous défendrai!... si je vous protégerai!... s'est-il écrié. Comptez sur moi... je ne vous quitterai plus... je partirai avec vous... — Et votre mariage, que je lui ai répondu... ça n'est pas possible... — Tu dis vrai... attends-moi là... Il est parti... et quelques instans après il a reparu, le front serein, l'air joyeux... le sourire sur les lèvres... — C'est lini ! qu'il s'est écrié, je ne me marie plus ! Venez, parlons ! allons chercher M"^ Jeannelon et sa sœur... Et nous voilà... Tout est prêt... la voiture de M. le duc est en bas et lui aussi... Il nous attend !
JEANNE
Il nous attend?...
ANATOLE
Lui-même?
GALUCHET
Toujours lui-même... Ainsi, hâtons- nous... parce <ju'un grand seigneur, quelque bon enfant qu'il soit..