SCÈNE XII
HENRIETTE, puis WILLIAM.
HENRIETTE, à part.
A vous, à la vie et à la mort !... un ministre... (Avec un soupir.) Ah! décidément je n’épouserai pas Thomas Goffln. Ah!... et monsieur William que jmubliais. (Allant a u porte du rond.) Venez, monsieur, venez et félicitez-vous d’être protégé par moi ! A peine auriez-vous eu le temps, ce soir, de parler à Jenny Bell, et nous vous attendrons demain;! une heunc à notre campagne!
WILLIAM
Est-il possible!...
HENRIETTE
Pour y étudier avec vous tous les morceaux de votre opéra.
WILLIAM
Ah ! je pourrai donc de près la voir et l'entendre !
HENRIETTE
Eh non ! c'est elle qui vous entendra.
WILLIAM, vivement.
C'est juste! c'est ce que je voulais dire, (s'approchant de la porte
à gauche, qui est testée ouverte.) Ivest-CC pas Sa VOÎX ?
C'est possible... elle est en scène... Pardon, monsieur...
(Elle va et vient dans la loge, mettant tont en ordre sur la toilette ou portant dans le cabinet de toilette à droite différent* ajustements.)
WILLIAM, regardant du côté du théâtre.
CÂVATINE.
A sa voix, à sa vue,
A ses divins accents,
Une ivresse inconnue S’empare de mes sens.
Dans mes veines circulent La flamme et lefrissoo.
Et les feux qui me brûlent Égarent ma raison...
A sa voix, à sa vue,
A ses divinsaccents,
' ■ Une ivresse inconnue
S’empare de mes sens 1
(S’approchant de la porte à gauche et écoutant.)
C’est son dernier morceau d’ici je puis l’entendre !
Henriette, gui vient de rentrer.
Eh oui vraiment, c’est son grand air.
Cet air si difficile et que, depuis hier,
En l’écoutant je m’efforce d’apprendre !
(Elle vocalise à droite pendant que William écoute à gauche.) Ah ! ah ! ah ! ah ! ah ! ah !
(S’interrompant avec impatience.
Eh non vraiment ! ce n’est pas ça !
Et jamais je ne pourrai rendre Ce terrible passage-là !