‹ Jenny Bell operacomique en trois actes paroles de M. Eugene ScribeChapitre 41 sur 87 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les Mêmes, HENRIETTE, accourant.

HENRIETTE

Madame... madame... monsieur William Carneguy.

JENNY, avec impatience.

Qu’il attende ?

HENRIETTE

Mais c’est qu’il attend depuis longtemps ! le pauvre garçon était arrivé une demi-heure trop tôt... et pour ne pas vous déranger, il se promenait là-bas dans une allée sombre.

JENNY et LE DUC.

O ciel !

HENRIETTE, regardant veri la droite.

Et le voilà qui se dirige de ce côté ! vous pouvez de loin l'apercevoir !

LE DUC, regardant au fond à droite.

C’est lui !...

HENRIETTE, à Jenny.

Eh! oui, madame, c’est lui !

JENNY

Bien ! bien ! dites à monsieur William Carneguy que je l'attends... qu’il vienne... qu’il vienne...

HENRIETTE, avec joie.

Merci, madame... (a demi-voix.) Je reviendrai, n'est-ce pas? et j’écouterai !

JENNY

Au contraire! tu nous laisseras. (Henriette sort par la gauche).

JENNY, au duc.

Quant à vous, mylord, dont la vue le ferait fuir, veuillez entrer là dans ce cabinet.

LE DUC

Et pourquoi?

JENNY

Je tiens à vous prouver que dans ce jeune compositeur qui venait me faire entendre son opéra, j’étais loin de soupçonner le noble fils du duc de Greenwich.

LE DUC

Je te demande pardon d’avoir pu te méconnaître.

JENNY

Et moi, milord, je vous en punirai en tenant mes promesses en faisant plus encore. Oui, sans sortir du respect que je dois à lord Mortimer, votre fils, j’espère, vous en serez le témoin, l’accueillir de manière à le faire renoncer à sa folie, à l’en guérir

pour jamais! (Le Dnc entre dans le cabinet à gauche.)

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