‹ Jenny Bell operacomique en trois actes paroles de M. Eugene ScribeChapitre 8 sur 87 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, JENNY, eDtrant et tombant mr une chaise.

JENNY

1 Ah! je n’en puis-plus !

HENRIETTE, l’euveloppaot d'un manteau.

Vous êtes bien fatiguée.

JENNY

Non!... car ils applauddissaient... Ah ! c’est vous, milord... exact au rendez-vous!... merci, et bonsoir... Etiez-vous dans la salle?... elle est splendide... magnifique... étincelante de dentelles et de diamants.

GEORGE

J’arrive à l’instant.

Et l’entrée de milord a mis en fuite ce pauvre monsieur William, qui, à ce qu’il parait, lui doit quelques guinées !

GEORGE

A moi !... (cherchaut.) Monsieur William...

JENNY

Oui ! William Carneguy... un jeune compositeur, que je ne connais pas, mais qu’Heniiette m’a recommandé.

HENRIETTE

Avec raison; il n’est pas sans mérite, mais il est sans argent !

JENNY, souriant.

Et il se sera adressé à vous, milord !

GEORGE

Un jour où j’en avais ! (Riant.) Voilà ce que je ne me rappelle pas... En tous cas, dites-lui que je lui donne quittance totale.

HENRIETTE

Il reviendra ce soir... avant la fin du spectacle !

JENNY

Tant mieux ! il doit me faire entendre quelques morceaux de son opéra... le premier qu’il ait composé.

to

CEO H GE, souriant.

Ce sera peut-être mauvais !

JENNY

Ce sera peut-êire bon !... et je me suis promis... tant qu’il serait en mon pouvoir du moins, de tendre la main au tdlëht et au malheur !

GEORGE

Par amour des arts !

HENRIETTE

Par générosité !

JENNY

Non! par reconnaissance... c’est une dette que j’acquitte !

GEORGE

Et que vous né nous avez jamais racontée...

JENNY

C'est un drame comme un autre... (a Henriette.) Ah! tu me tires les cheveux... Il y a huit ans à peu près... j’en avais dix alors... j'étais orpheline, et le maître chez qui je travaillais venait de faire faillite... Aussi, depuis deux jours que la fabrique était fermée, je n’avais pas mangé... et j’étais seule, la nuit;:.’ au bord de la Tamise.

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