‹ Jenny Bell operacomique en trois actes paroles de M. Eugene ScribeChapitre 85 sur 87 · FINAL · texte numérisé non relu

FINAL

Chanter!... 6 terreurs!

Chanter ! quand je meurs De trouble et d’effroi ! ,,

Mon Dieu, veilles sur moi l Mon Dieu, cachez-leur L’horrible douleur Qui brise à la fois Mon cœur et nia voix !

(Regardant autour d’elle.)

Il ne vient pas,

Il ne parait pas.

Vainement... je le cherche, hélas!

Et trouver des chants joyeux Quand des pleurs coulent de mes yeux!

Chanter ! ô terreurs!

Chanter, quand je meurs De trouble et d’effroi !

Mon Dieu ! veillez sur moi ;

Mon Dieu! cacliez-leur L’horrible douleur Qui brise à lafoi3 Mon cœur et ma voix !

DODSON , entrant vivement et s’adressant à Jenny.

Leurs Majestés arrivent... l’on commence!

(À demi-voix.) ” '

Et je vous prie, au nom du corps municipal,

De nous donner d’abord un air de circonstance.

(Lui remettant un papier.)

Hule Bri tamia! le chant national î

CHOEUR

Hourrey pour l’Angleterre !

Plaisirs I gaieté ! joyeux refrains !

Que la cité se montre hère De recevoir ses souverains 1

Quel éclat notre fête offre aux yeux éblouis!

(Regardant du côté de la coulisse à gauche.)

Que de noms glorieux!... de titres j’enregistre!

Et la reine et le roi, dans leur tribune assis !

(Regardant toujours.)

Et derrière eux le duc d’Oldobroug, le ministre !

(Regardant encore .)

Son collègue le duc de Greenwich.

jepsnv, à part.

Mais son fils?

Je ne le vois pas paraître !

dodson, bas à Jenny.

On fait silence... commencez.

jenny. •

Chanter ! quand il se meurt peut-être!

Et quand d’horreur tous mes sens sont glacés '■

(Se soutenant à peine.)

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