‹ Jérémie en 1845Chapitre 4 sur 22 · A LA PRINCESSE ADÉLAÏDE · texte numérisé non relu

A LA PRINCESSE ADÉLAÏDE

Comme l’or que l’on purifie D’abord, obscurci par l’erreur,

Bienlût mon cœur se vivifie Au ereusel régénéraleur •

Flambeau du peuple, éclat du trône,

Je luis, je brille, je rayonne.

Pour atteindre un si beau destin.

Que me faut-il? un peu de pain.

Comme l'arbuste solitaire.

Je ployais au choc de l’autan ;

Bientôt beau cèdre séculaire.

Je règne sur le mont Liban ;

Mes pieds dominent les nuages.

Mon front dissipe les orages :

Pour atteindre un si beau destin.

Que me faut-il? un peu de pain.

Comme l’oiscan faible et timide,

Je fuyais l’aire du vautour; lüenlôl, aigle fort, intrépide,

Je m'élance aux sources du jour ;.

Et mon courage et ma constance,

Dévoilent la sainte science :

Pour atteindre un si beau destin,

Que me faut-il ? un peu de pain.

Comme le pitre prophétique.

J’inspire une noble pitié ;

Bientôt j’entonne le cantique,

Saül me prend en amitié :

Et pacificateur du monde,

Un bonheur céleste m’inonde.

Pour atteindre un si beau destin.

Que me faut-il ? un peu de pain.

Coainie la racu fugitive,

Je succombais dans le désert ; lüenlôt du roc jaillit l’eau vive,

Le sol de manne s’est couvert.

Heureux successeur de Moïse,

Je touche à la terre promise.

Pour alteiudre un si heau destin,

Que me faut-il? un peu de pain-.

Comme l’étoile nébuleuse,

Proscrite du coucert des cieux ; liientot ma tête radieuse Étincelle déraillé feux.

Sur la terre, au ciel, hommes, anges. Tous, partout chantent mes louanges, Pour atteindre un si bcait destin.

Que me faut-il ? un peu de pain.

Comme un satellite fidèle La nuit précède le réveil ;

Bientôt, Colomb voit Isabelle,

Un nouveau monde son soleil .

Isabelle de l’espérance,

Sœur d'un grand roi, fille de Fiance!

Pour atteindre un si beau destin,

Que me faüt-il ? un peu de pain.

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