A LA PRINCESSE ADÉLAÏDE
Comme l’or que l’on purifie D’abord, obscurci par l’erreur,
Bienlût mon cœur se vivifie Au ereusel régénéraleur •
Flambeau du peuple, éclat du trône,
Je luis, je brille, je rayonne.
Pour atteindre un si beau destin.
Que me faut-il? un peu de pain.
Comme l'arbuste solitaire.
Je ployais au choc de l’autan ;
Bientôt beau cèdre séculaire.
Je règne sur le mont Liban ;
Mes pieds dominent les nuages.
Mon front dissipe les orages :
Pour atteindre un si beau destin.
Que me faut-il? un peu de pain.
Comme l’oiscan faible et timide,
Je fuyais l’aire du vautour; lüenlôl, aigle fort, intrépide,
Je m'élance aux sources du jour ;.
Et mon courage et ma constance,
Dévoilent la sainte science :
Pour atteindre un si beau destin,
Que me faut-il ? un peu de pain.
Comme le pitre prophétique.
J’inspire une noble pitié ;
Bientôt j’entonne le cantique,
Saül me prend en amitié :
Et pacificateur du monde,
Un bonheur céleste m’inonde.
Pour atteindre un si beau destin.
Que me faut-il ? un peu de pain.
Coainie la racu fugitive,
Je succombais dans le désert ; lüenlôt du roc jaillit l’eau vive,
Le sol de manne s’est couvert.
Heureux successeur de Moïse,
Je touche à la terre promise.
Pour alteiudre un si heau destin,
Que me faut-il? un peu de pain-.
Comme l’étoile nébuleuse,
Proscrite du coucert des cieux ; liientot ma tête radieuse Étincelle déraillé feux.
Sur la terre, au ciel, hommes, anges. Tous, partout chantent mes louanges, Pour atteindre un si bcait destin.
Que me faut-il ? un peu de pain.
Comme un satellite fidèle La nuit précède le réveil ;
Bientôt, Colomb voit Isabelle,
Un nouveau monde son soleil .
Isabelle de l’espérance,
Sœur d'un grand roi, fille de Fiance!
Pour atteindre un si beau destin,
Que me faüt-il ? un peu de pain.