‹ Jérôme Napoléon et la Pologne en 1812Chapitre 6 sur 97 · SELON · texte numérisé non relu

SELON

(1980 le 30 mars, 2343 le 7 avril) que l’on renvoie à Varsovie guéris, équipés, encadrés 4°. A la fin, les paysans charroyeurs s’enfuient avee leurs chevaux pour ne pas continuer; Jérôme doit réquisitionner 30 bateaux portant autant que 3.000 chariots; il déclare à l'Empereur qu'il ne peut se démunir davantage sans courir un danger; Napoléon du moins lui demande encore du blé #1.

Les Polonais peuvent d'autant moins ignorer tout ceci, que -munitions, armes, équipements sont souvent pour eux #; que Jérôme réclame à cor et à cri 6.000 recrues polonaises de Varsovie qui ne viennent pas #; que par contre il habille et arme pour eux la légion polaco-italienne (légion à pied et lanciers) venue d'Augsbourg ##; qu'enfin de déplorables aveniuriers, tels que Sulkowski, agissant en marge des organisateurs de l'armée polonaise, ont envahi la Silésie après avoir pillé une ville polonaise et ont voulu exploiter cette mine aux ressources en apparence inépuisables #. La Commission de Gouvernement du Duché saisie d'une plainte à leur sujet, en référera à Marei,. ministre secrétaire d'Etat. Sulkowski intriguera près de l'Empereur pour avoir le commandement de troupes polonaises imaginaires devant Kosel. Le tout finit par de vaines injonctions de Poniatowski à Sulkowski d’avoir à comparaître et de Jérôme au même à restituer “7. Il n'y a done ni frontières, ni cloison étanche entre la Silésie et la Pologne où le commandement de Jérôme ne peut pas ne pas paraître considérable. 240 lanciers polonais se sont même battus sous Lefebvre-Besnoëttes près de Schweiïdnitz #.

Tout le travail réalisé sous le fanion de Jérôme prend d’autant plus de relief que les naïssantes autorités polonaises paraissent irès hésitanies sur Pattitude à tenir vis-à-vis de Napoiéon. Elles ont encore des ménagements à l'égard des

(40) Id., p. 473, 484, 477.

(41) Idem, p. 504-5, 509, 519, 531.

(42) Idem., p. 440, 463, 471, 489.

(43) Idem, p. 390, 10 avril; p. 510, 29 avril, p. 530, 20 mai; p. 536, 29 mai.

(44) Idem., 20 mai, p. 530. Et Du Casse, Opérations du 9,° corps, t. 2,

. 121, 3 mai.

(45) Du CASSE, Opérations du 9% corps, tome 2, p. 128-130. Rapport de Lesperut contresigné par Lecamus. Breslau, 9 avril 1807.

(46) Rostworowski, Materialy do dziejow Komisyi Rzadzacej z R. 3807, t. 1°’, p. 128, 115 séance, p. 131, 11-7° séance.

(47) Du in Opérations du 9° corps, t. 2, p. 29, Finkenstein 10 avril; p. 112, 19 avril devant Glatz; p. 121, Breslau, 3 mai.

(48) Mémoires du ro: Jérôme, tome 2, p. 527: Frankenstein, 16 mai,

Jérôme à Napoléon.

anciens employés prussiens. Après Eylau, Alexandre Potocki, Directeur de la police de Varsovie, réduit de moitié la pension alimentaire du Général Gouverneur Gouvion Saint-Cyr, et la Commission assistant Potocki exige es commandants français la suspension de toutes nouvelles réquisitions qu’elle déclare d'office non obligatoires *. La municipalité de Bydgoszez se plaint des autorités françaises au Directeur de l’Intérieur qui écrit à Maret, La Commission de Gouvernement prend souci d'un ukaze du tzar visant l'organisation d’une milice et la levée en masse. Le Directeur de l'Intérieur juge devoir 1° faire représentation à l'Empereur du tort qui est fait au trésor publie en introduisant du vin dans les hôpitaux français sans payer la douane; 2 Jui demander de renoncer à faire sur la Vistuüle un pont sur pilotis, vu les difficultés; 3° prier que, vu la misère des invalides prussiens, leur pension leur soit payée sur le trésor de l'Empereur. Ce même Directeur refuse catégoriquement au Général Le Marrois de fournir des bois pour le pont de Modlin 5%. Le résident français Vincent a &û écrire au secrétaire d'Etat saxon Breza le 16 juin 1807 : « Les autorités constituées par le gouvernement provisoire doivent à son exemple agir toujours pour le bien et dans l'intérêt de! l'armée de S. M. Toutes les fois qu’elles refusent en s'isolant, de convenir aux mesures ordonnées par S. M. ou jugées nécessaires par les autorités chargées de l’exécution de ses orares, elies s'éloignent positivement du but pour lequel elles sont établies » 5, Le Te Deum que Napoléon fit chanter le 26 février à Varsovie pour stimuler les concours utiles, contribua moins à la victoire de Fricdland et à l'érection du Duché que ne le fireni les collaborateurs de Jérôme, en mettant tant de

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recs à la disposition de l'Empereur. De cela, le Prince

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