‹ Jérome, ou, Les deux époquesChapitre 13 sur 44 · JOUVET · texte numérisé non relu

JOUVET

Ils sVéjDond'nt .'

RAIMBAUT, avec impatience.

Morbleu! tenez-voiiMà.

Dépêchons, du silence!

Levant les yeux au ciel.

Un seul instant (bis.)

Grands dieux' thl^^ ^t ;'

'■"*• '^^'^J etj SUIS content.

p . , ENSEMBLE.

Pena.t ^ o. lui attache ,e sac, ,uW ,. do..^ . «e de route, et.

Ah. ne trahis point notre attente We amitié, nous t'implorons ' i-J»\, SI j en crois ta voix touchante

T^n jour nous nous retrouverons.

GENEVIÈVE

Mais puisque le sort nous Sépare, £t de l'argent ?

En a-t-il ?

LE COMTB.

Non, vraiment.

JOMVET

o^^nyjtyTtiT '^"'"'J^'^^^'t- '^'-t bien rare.

i encz , tenez , cent francs en or • C'est la p'tit' bourse du ménage.'..

LE COMTE , hors de lui.

9"oi-' vous voulez encor?...

RAiMBAUT, vivement.

Eh î sans dout', faut accepter • Nous n'avons pas l'temps d'disputcr,

LE COMTE, frèi-eww.

Mais, vous? ...j

HAIMBAUT.

Des bras et du courage..,"" Un' honn' conscience et de l'ouvrage , V'ià c'qu'il nous faut.

LE COMTE , se précipitant dans ses bras. O mes amis !

Ah ! dans mon cœur toujours vous serez réunis !

RAIMBAUT

II fait signe b Jolivet d'ouvrir la porte a gauche avec la clé qu'il lui donne. Mais silence !

De la prudence !

Allons!

ENSEMBLE, à mi-voix.

Ah ! ne trahis point notre attente , Mainte amitié, nous t'implorons.

Oui, si j'en crois ta voix touchante.

Un jour nous nous retrouverons.

Cet Ensemble est interrompu brusquement par un bruit de fusils qui retentit à la porte et les fait tressaillir; on frappe trois coups au fond. L'orchestre reprend le morceau du Muletier. '

UNE VOIX , en dehors.

Ouvrez î . . .

RAIMBAUT , à voix busse.

Fuyez vite !

JOLIVET , essayant d'ouvrir et parlant.

Dieux I la clé ne va pas.

TOUS , d'une voix étouj^ée.

Ciel ! ( Moment de silence. )

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