SCÈNE XII
LES MÊMES , JOLIVET , couvert de poussière et les vctemens en désordre,
JOLIVET , essoufflé.
M. Raimbaut !
GENEVIÈVE
C'est toi ?
RAIMBAUT
Tu reviens seul ?
GENEVIÈVE
Et ma fille ?
JOLIVET
Mallieur sur moi ! elle est enlevée !
TOUS
Enlevée !
RAIMBAUT
Marianne I
GENEVIÈVE
Mon enfant !
JOLIVET , dune voix entrecoupée,
Par deux misérables !
leux
RAiMBAuT, se frappaîil le f l'ont.
JOLIVET
Oui not' maître Nous étions à peine sortis du
faubourg v'ià qu'au détour de la route, un jeune'
homme s'élance , prend, votre fille dans ses bras , et l'entraîne vers une voiture attelée de trois clicvaux de poste
en s'écrirait : On veut nous séparer .'.... jamais l
jamais l
RAiMDATJT , à part.
Je devine I . . .
JOLIVET
Aux cris de mamzelle Marianne , j'veux me jeter sur lui... mais son coquin de valet m'étend par terre d'un coup de poing , et j'ies vois partir au grand galop. GENEVIEVE , sajiglottant.
Ma pauvre fille ! . . .
raimbaut.
Quelle route suivent-ils ?
JOLIVETé
Celle de Lyon.
RAIMBAUT
Tu n'as pas d'autre indice ?
JOLIVET
Cette lettre. . . tombée de sa poche.
RAIMBAUT , regardant Vadresse.
M. le Comte de Loirmont. ( Avec amertume. ) Le comte de Loirmont ! ... Il me verra.
GENEVIEVE , inquiète.
Mon ami I . . .
tous , Ventouranté
M. Raimbaut. . .
RAIMBAUT, avec une fureur concentrée.
C'est bien , c'est bien. . . ne pleure pas , Geneviève. . < nous la retrouverons. {Avec explosion.) Si nous étions déshonorés !
GENEvii-YE 5 ejjrojée.
Raimbaut.
îiAiMBAUT, tremblant de colère.
Non... ne crains rien... je suis maître de moi {A Jolivet. ) Vite. . . une voilure , des ckevaux. . . n épargne pas l'or. . .en voilà...
Il lui jette des rouleaux.
GENEVIÈVE
Je le suivrai ...