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thème grec, un sujet préei(Mix, monsieur, avec la hosse «lu tlièiiic- .:jr«'r Ires-prononcée, monsieur. Nous renlever! peste! el en fa\eur Je «|uî?»'
En prononçant ces paroles, le pèreltouslignac se promenait à î:f;in«U pas dans rappartement et traliissiit ses impressions dans un in«»fiolo;iue entrecoupé :
«Oui me joue ce loiirlà? Je parie (|ue c'esl Barluclion! (hii, c**«'^l iiarhiclion, ajouta t-il en se frappant le front : il vient de faire \oy;i.i!«'r {'H province pour se procurer un thème grec de (|uel(]ue valeur. Alt ! itarbichon, (u veux me souiller mes thèmes grecs! Kh bien. nou> \ «errons. Tu as renchéri de cincj cents francs pour avoir la version laliiie qui m*a battu au dcM'nier concours; mais lu ne me subtiliseras |Kt> celui-ci, mon petit. )>
J'écoutais ces doléances sans en comprendre toute la signiiication : eniin, quand l'instituteur parut plus calme, je me retournai vers lui pour renouveler ma demande :
« Assez, monsieur Paturot, je vous comprends et vais droit au fait. Quelles sont vos conditions? combien exigez-vous?»
Je crus rêver : les rôles étaient intervertis. L'instituteur reman|ua mon hésitation et insista :
« Quelles que soient les offres que Ton vous fosse, monsieur, je vous demande la préférence. J*y ai quel(|ues droits.
— Vraiment, monsieur, je ne vous comprends pas, lui dis-je. Mes moyens de fortune ne me permettent plus désormais... »
A peine avais-je prononcé ces mots, que la figure de Tinstituteur s* épanouit :
« Eh! n'est-ce que cela, cher monsieur Paturol? que ne parliezvous? Votre Alfred est un trésor, un thème grec comme je n'en ai jamais eu. Nous le garderons, père fortuné, nous relèverons pour l'honneur de rhellénisme.
— En vérité !
— Nous rhabillerons, en sus, si vous le désirez, monsieur Paturol! Un enfant comme celui-là, un premier thème! tenez, vous m'avez fait peur. Je vous ai cru vendu à un concurrent.
— Moi, oh! quelle idée!
— Monsieur Paturot, j'adopte votre enfant : il achèvera ses études dans rinslitulion; non-seulement je le promets, mais je le signe; nous allons passer nu acte.
«WT.LELOIR , ^
wn ?»aisaisQ ram,
Nourri de haricote.... et de racines grec^iues.
— Votre parole suffit.
— Du tout, nous allons signer, c'est plus sûr. Un thème grec comme celui-là! j'aurais envoyé dix voyageurs en province, qu'ils n'en auraient pas trouvé de pareil. »
Je fis ce que voulait l'instituteur : il s'engagea à garder mon iils sans indemnité, et moi je promis de le laisser dans le pensionnat tant que dureraient ses études. Sans savoir jusqu'où pourraient aller les écarts d'une affection spéciale, je venais de vouer mon Alfred au thème grec, comme on voue un enfant au blanc. Le père Roustignac avait frappé à coup sûr : mon fils ne démentit pas l'horoscope. Au bout de l'année scolaire on put lire dans tous les journaux :
« Le jcuue Alfred Paturot, de riostitution Roustignac, a eu l'honneur de diuer avec « le ministre de Tinstruction publique. On sait que cet élève a obtenu le premier prix « de thème grec au concours. C'est le plus beau succès de ce genre depuis la création de « rUniversité. »
En me félicitant de ce résultat^ l'instituteur ajoutait : «Monsieur Paturot, envoyez-moi donc votre cadet; nous le ferons mordre à la version latine. »
fâ6 JËRUMË l'ATUROf