‹ Jérome SavonaroleChapitre 44 sur 215 · LIVRE II, CHAPITRE' I · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE' I

des faits importants qui ont été brouillés par tous les biographes, et que les historiens n'ont pas suffisamment éclaireis. Ces derniers n'ont tenu aucun compte de l'aulorité de Savonarole, ou plutôt ils ignoraient de quelle utilité ses sermons pouvaient être pour l'histoire; c'est pourquoi ils ont passé sous silence sa seconde ambassade, ou ont cru, avec Nardi, qu'elle n'avait pour but que de presser le départ de l'armée française, puisque, selon eux, les capitulations étaient déjà signées. Quant aux biographes, ils supposent gratuitement, et malgré l'affirmation unanime des chroniqueurs, que Charles VIII ne rappela pas Pierre Capponi, et qu'on fut obligé, pour éviter le sac de la ville, de lui envoyer Savonarole, avec qui le traité fut conclu. En réalité, l'entrevue de ce Père avec le roi n'eut pour but et pour effet que de confirmer et de ratifier ce qui avait été déjà convenu avec le hardi magistrat ; mais, sans cette nouvelle et pressante ambassade, Charles VIII eût probablement oublié qu'il avait donné sa parole ; il n'aurait pas signé le traité, et Florence serait devenue la proie de ses mercenaires et de ses courtisans.

taient. Pour toi, j'ai été au roi de France; et quand je me suis vu là, ;iu milieu de tout ce monde, il m'a semblé être en enfer. Je parlai alors a ce prince comme aucun de vous n'aurait osé le faire, et il srest apaisé, grâce à Dieu. Je lui dis des choses que vous n'auriez pas supportées vous-mêmes., et pourtant il les a entendues patiemment. J'étais dans le secret, Florence, et je puis te l'assurer, tout cela devait tourner mal pour toi. »

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