‹ Jerusalem opéra en quatre actes paroles de Alphonse Royer et Gustave VaezChapitre 13 sur 72 · SACRE · texte numérisé non relu

SACRE

Loin des croisés, madame, et loin de votre père Vous hasarder !

HÉLÈNE

Ce pieux solitaire

Qu’à l’égal des chrétiens lo Sarrasin révère,

Jo veux l'interroger. — Du la Franco banni,

Pour y cacher sa honte,

Gaston on Palestine est venu. L’on raoonto Qu il a trouvé la mort. — Son malheur est fini,

Non le mien. — Cet ermite Peut-être m'apprendra... Chère Isauro, entre vite.

I sacre se dirige vers la caverne, et aperçoit Raymond qui reparaît. Mais voyez sur lo seuil...

rélène, reconnaissant Raymond.

En croirai-je mes yeux ?

L’écuyer de Gaston !

RAYMOND

Vous, madame, en ces lieux !

(Il descend précipitamment auprès d'elle.)

HÉLÈNE

Parle-moi de ton maître.

Parle, fais-moi connaître Les maux qu'il a soufferts.

RAYMOND

Avec lui j'ai quitte la France;

Le consolant dans sa souffrance.

Je l’ai suivi dans ces déserts.

Et toujours sa triste pensée Revolait vers sa fiancée,

Qu’il nommait en pleurant...

(Hélène chancelle, I taure s’approche lïvement pour le soutenir.) HÉLÈNE.

Achève ! je suis calme.

Raymond.

Un jour en combattant,

Le nombre, hélas ! rendit sa valeur inutile.

(Indiquant Ramla, qu'on aperçoit dans le lointain.) Depuis, dans cotte ville,

Captif...

hélène, vivement.

Il n’est pas mort RAYMOND.

11 est là prisonnier.

HÉLÈNE

Il respire t ê transport t AIR.

Quelle ivresse! bonheur suprême!

Tu m'attends, ft toi que j’aime!

Quelle ivresse ! oui, Dieu lui-même Nous guida pour nous revoir.

Noble cœur ! je te proclame Innocent d’un crime inftmo.

Tu m’pppolles, et mon âme T’a gardé sa chaste flamme,

Tu m’appelles, ot mon âme Dans ma nuitsouvreà l’espoir.

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