SACRE
Loin des croisés, madame, et loin de votre père Vous hasarder !
HÉLÈNE
Ce pieux solitaire
Qu’à l’égal des chrétiens lo Sarrasin révère,
Jo veux l'interroger. — Du la Franco banni,
Pour y cacher sa honte,
Gaston on Palestine est venu. L’on raoonto Qu il a trouvé la mort. — Son malheur est fini,
Non le mien. — Cet ermite Peut-être m'apprendra... Chère Isauro, entre vite.
I sacre se dirige vers la caverne, et aperçoit Raymond qui reparaît. Mais voyez sur lo seuil...
rélène, reconnaissant Raymond.
En croirai-je mes yeux ?
L’écuyer de Gaston !
RAYMOND
Vous, madame, en ces lieux !
(Il descend précipitamment auprès d'elle.)
HÉLÈNE
Parle-moi de ton maître.
Parle, fais-moi connaître Les maux qu'il a soufferts.
RAYMOND
Avec lui j'ai quitte la France;
Le consolant dans sa souffrance.
Je l’ai suivi dans ces déserts.
Et toujours sa triste pensée Revolait vers sa fiancée,
Qu’il nommait en pleurant...
(Hélène chancelle, I taure s’approche lïvement pour le soutenir.) HÉLÈNE.
Achève ! je suis calme.
Raymond.
Un jour en combattant,
Le nombre, hélas ! rendit sa valeur inutile.
(Indiquant Ramla, qu'on aperçoit dans le lointain.) Depuis, dans cotte ville,
Captif...
hélène, vivement.
Il n’est pas mort RAYMOND.
11 est là prisonnier.
HÉLÈNE
Il respire t ê transport t AIR.
Quelle ivresse! bonheur suprême!
Tu m'attends, ft toi que j’aime!
Quelle ivresse ! oui, Dieu lui-même Nous guida pour nous revoir.
Noble cœur ! je te proclame Innocent d’un crime inftmo.
Tu m’pppolles, et mon âme T’a gardé sa chaste flamme,
Tu m’appelles, ot mon âme Dans ma nuitsouvreà l’espoir.