‹ Jerusalem opéra en quatre actes paroles de Alphonse Royer et Gustave VaezChapitre 15 sur 72 · SCÈNE iv · texte numérisé non relu

SCÈNE iv

DES PÈLERINS, accablés par la fatigue et la soif, entrent par groupes épars ; quelques uns gravissent te sentier te plus élevé de la montagne, et reviennent découragés', ils jettent les yeux avec désespoir sur la solitude immense qui les environne.

Mon Dieu ! vois nos misères 1 Perdus dans ces déserts, par la soif dévorés,

No serons-nous pas délivrés Par les soldats croisés nos frères?

CHOEUR

O mon Dieu!

Ta parolo est donc vainc !

l-t ce lieu

Va finir notre peino.

I>cs ravins

Partout Tondo est.séchée,

Et cherchée,

Elle échappe b no» mains.

Nos malheur»

Ont passé notre offense.

Dans nos cœurs Fais surgir l'espérance.

Daigne enfin Signaler la puissance :

Vers la France Ouvre-nous un chemin.

Sol natal t

O patrie ! A fontaines !

Pur cristal

De nos sources lointaines f Ciel si doux!

Frais abris des vieuit chôncs 1 Mourrons nous Sans cercueil loin do vous?

Nous souffrons.

Maudissant la misère El la terre

Où pour toi nous mourons.

Ciel I enfin

Fais surgir l'espérance;

Ycr» la Franco Ouvre-nous un chemin.

On entend faiblement dans le lointain le bruit d'une fanfare.

Ecoutez!... cottn marche guerrière!...

Quelques pèlerins montent vivement sur les hauteurs et rcdercenednt en s'écriant avec joie:

Les croisés 1

TOUS

Ah! lo ciel entendit ma prière I

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