SCÈNE iv
DES PÈLERINS, accablés par la fatigue et la soif, entrent par groupes épars ; quelques uns gravissent te sentier te plus élevé de la montagne, et reviennent découragés', ils jettent les yeux avec désespoir sur la solitude immense qui les environne.
Mon Dieu ! vois nos misères 1 Perdus dans ces déserts, par la soif dévorés,
No serons-nous pas délivrés Par les soldats croisés nos frères?
CHOEUR
O mon Dieu!
Ta parolo est donc vainc !
l-t ce lieu
Va finir notre peino.
I>cs ravins
Partout Tondo est.séchée,
Et cherchée,
Elle échappe b no» mains.
Nos malheur»
Ont passé notre offense.
Dans nos cœurs Fais surgir l'espérance.
Daigne enfin Signaler la puissance :
Vers la France Ouvre-nous un chemin.
Sol natal t
O patrie ! A fontaines !
Pur cristal
De nos sources lointaines f Ciel si doux!
Frais abris des vieuit chôncs 1 Mourrons nous Sans cercueil loin do vous?
Nous souffrons.
Maudissant la misère El la terre
Où pour toi nous mourons.
Ciel I enfin
Fais surgir l'espérance;
Ycr» la Franco Ouvre-nous un chemin.
On entend faiblement dans le lointain le bruit d'une fanfare.
Ecoutez!... cottn marche guerrière!...
Quelques pèlerins montent vivement sur les hauteurs et rcdercenednt en s'écriant avec joie:
Les croisés 1
TOUS
Ah! lo ciel entendit ma prière I