‹ Jerusalem opéra en quatre actes paroles de Alphonse Royer et Gustave VaezChapitre 49 sur 72 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LARDENOIS, (»ALI POINTE, |»i» EULAUE.

Galipointc!

Hein?

LARDENOIS, tort fl ut du a* fl ut i t«ii bats*. GALtPOINTE.

Ça y est!.., elle dort!

Comment?

LARDENOIS

GAI.IPOINTE.

LARDENOIS

Vrai! je n’v croyais pas... je lui tenais les pouces en me disant: Faut-il qu’un homme soit bête!-., quand tout à coup scs yeux... Il parait que j’ai du fluide magnétique.

GALtPOINTE.

Pas possible!

LARDENOIS

Tiens!... veux-tu la voir?...

GAuronrre.

Oui...

LARDENOIS

Oh! il n’y a pas besoin de nous déranger... je vais In faire

venir... l a ctciul k lira». F-ulatie wrl du n* 6 en état de tomtunil»ili>i»r rt viral au milira du Ihéttr**.) La voici .. UI1C CtlUÎSC... ( Gnlipcinle avance iiuccbaiao derrière Eulalie. — Lsntaioi* lart un B «le de eMuumlemcat. F.«. tatie i’axaied.) Ilclll ! ... tU Vois... (U pau« a la droite de ta femme**.)

c qu’il y a de plus curieux... c’est quelle ne sent rien...

GAtirOINTR.

En vérité?

LARDENOIS

Je l'ai pincée , elle n'a pas crié... Je l’ai chatouillée , elle n a pas ri... Tiens! je l'embrasse! .. et je n’ai pas fait ma barbe, (u

bm»e Eulalie.)

GALIPOINTC , de l’autre eùte de la chatte.

C’est extrêmement curieux... Voyous donc? voyons donc? (u

l’emlXMac de iuo oAM. 1

LARDENOIS, enibratvinr de nouveau et tnebauté.

Elle un «.Mit rien!

GALIPOINTC, IViubvamnt une Mnxnde fota.

Elle ne sent rien! {il va pour recommencer.]

LARDENOIS, allant A lui, et l'arrêtant***.

Assez! assez!... Il ne faut pas fatiguer le sujet!

GALIPOINTC.

Oui .. nous recommencerons tout à l’heure !

LARDENOIS

Dis donc... je pense à une chose... St je l'interrogeais sur sa maladie?...

GALIPOINTE. ,

Quelle maladie?

LARDENOIS

Justement... j*ai une mèeln: de ses cheveux... Voila! (il lire de

m poche la raécbc de cbeieut.)

c. au pointe. , la ragafdaat.

Ah! c'est curieux!... la même nuance que ceux de ma femme! (a pan.) Mais quelle différence! ceux-ci sont bien plus soyeux.

LARDENOIS

Ça serait drôle, si elle allait être lucide!... Attention ! (u

In main mit la tète de aa femme. rt d’un ton fcotcuacl.) Eulalie. ... lu'cil-

teudez-vous ?

EULALIE

Oui , mon ami.

LARDENOIS

Elle m'entend !

GALtPOINTE.

Je crois bien... tu lui cries dans les oreilles...

LARDENOIS , à Eulalie.

Vous sentez-vous disposée à répondre à mes questions?

EULALIE

Ouil

LARDENOIS

Nous allons voir. (Lui mettant entre Ici main» la mèche de cheveux.)

* Lu. Gui.

** G»ll. Iti .

•** Kir. G4i.

* Eut. Lxr. GaU.

** Lir. Eut. fini.

*** Eut. Lar. Galt.

LES CHEVEUX DE MA FEMME

QnVst-co que c’est que ça? (faisant <fe*»gne4 * c’.iiipuiuie.J Chut! ne dis rien!

BDUMLM.

C’eut... (* pré* une lo«>K-ue bétilMion.) CC »»Htt de? C-hcvCUX!

LARDli vts , iMniyori*.

Elle est lucide. GalipoiAfc, nn femme est lucide!

CAIIKUNT».. » part.

C’est bien malin! je parie qu elle ne dort pas!

Uftnrsois.

Voyez-vous la personne à qui appartiennent ces cheveux?

M'LAI.IE , riant.

Ah! oui!

LARDENOIS

Elle a ri... elle reconnaît ses cheveux. Mun Dieu! qti'eflc est fine!

CALIPOINTE, à part.

Pose , mon bonhomme ! pose !

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