‹ Jésus-ChristChapitre 144 sur 158 · Multh.,XXV · texte numérisé non relu

Multh.,XXV

4i2 SCIENCE DOCTRINALE DE JÉSUS-CHRIST.

ce même corps qui, après avoir souffert pour nous, s'est levé dans la gloire, et qui jugera la terre sur les grâces mêmes qu'il lui a faites : sur son Évangile, sur sa Crèche, sur son Humanité, sur ses Souffrances, sur sa Croix, sur ses Sacrements et sur son Église ; et tous ces instruments de miséricorde seront convertis en pièces de conviction. Et ce sera justice.

En cela, nous n'aurons pas lieu d'être surpris; car, si doux, si bon, si prodigue d'amour et de grâce jusqu'à l'obsession, qu'il nous apparaisse dans son Évangile , dans cet Évangile même, et sous tous ces procédés de miséricorde, il y a comme un grondement lointain de Justice, qui en relève la grâce et le prix. Le lion est redoutable, mais combien plus la colère de l'Agneau !

L'Ancien Testament procède par la crainte, et le Nouveau par l'amour, cela est vrai : mais, sans préjudice de l'amour dans le premier et de la crainte dans le second. Combien cela ne ressort-il pas dans celui-ci de la prédication de saint Jean-Baptiste, de tous ces terribles Vœ l et de ces Bedde rationem! fulminés si souvent par le divin Maître, du Dispersit superbos et du Deposuit patentes de sede de sa douce Mère elle-même ; et enfin decette Apocalypse, tracée de la main du Disciple de l'amour, où les Principautés et les Puissances du siècle nous sont représentées se blottissant dans les cavernes, et disant aux montagnes: Tombez sur nous et cachez-nous de la face de Celui qui est assis sur le trône^ et de la colère de V Agneau^ l

Nos pères comprenaient ainsi l'Évangile et n'en affa-

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