‹ Jésus-ChristChapitre 175 sur 376 · ACCOMPLISSEMENT DE L’ANCIENNE ALLIANCE · texte numérisé non relu

ACCOMPLISSEMENT DE L’ANCIENNE ALLIANCE

nesse dont le peuple juif était si fier', et avec quelle charitable prévenance il est allé au-devant des excommuniés de la synagogue, qu'ils fussent Samaritains ou païens. Il fait entendre également, avec une clarté que l’on peut mesurer à la haine qu'elle excite, que le règne de l'Esprit commence, que la haie plantée autour de la loi, non-seulement par les puériles traditions du pharisaïsme, mais encore par les prescriptions mosaïques, doit être arrachée et que le domaine indéfini du cœur et de la vie morale s'ouvre désormais à la souveraineté divine. La loi toute spirituelle qu’il promulgue cherche et atteint le péché dans son germe caché, dans le mouvement de haine ou de convoitise qui échappe au législateur théocratique, mais non au législateur nouveau. Il annonce qu'il ne restera pas pierre sur pierre du temple lui-même, ce centre vénéré de tout le culte lévitique. Toute adoration localisée et rattachée à un sanctuaire quelconque doit disparaître devant le culte en esprit et en vérité, le seul qui soit digne du Dieu qui est esprit |

Tel est le royaume que Jésus veut fonder. Sa prétention n'a rien de chimérique, parce qu’il est luimême le roi de la cité nouvelle et qu’il vient accomplir l’œuvre de délivrance qui seule mettra fin à l’ancienne alliance. En effet, l’imperfection du premier Testament ne tient pas seulement aux nécessités de la pédagogie divine qui mesure la lumière à notre capacité morale. et intellectuelle, elle tient surtout à ce que la

1 Jean IV, 24.

Page 1