III. —Convenances du temps
La Rédemption ne' pouvait pas suivre immédiatement la chute.
I. — Raisons tirées de la. chute. — La chute du genre humain fut avant tout une chute d'orgueil. — Double orgueil : sans le secours de Dieu l'homme croit parvenir à la plénitude de la science ; il croit pratiquer la plénitude de la vertu. — Tant que cet orgueil subsiste, la Rédemption est impossible. ElTorts séculaires de Dieu pour guérir ces deux orgueilleuses prétentions de l'homme. — La loi de nature; la loi écrite : Dieu les fait précéder la loi de la grâce, afin de convaincre l'homme de son impuissance 125
fL — Raisons tirées de la perfection de la loi nouvelle. — Elévation toute divine où l'Evangile porte l'humanité chrétienne. — Par suite, nécessité absolue d'y préparer les âmes par une loi moins parfaite et plus aisée à accomplir. 131
III. — Raisons tirées delà personne du Verbe incarné. — La majesté du Dieu qui allait descendre et visiter la terre de l'homme, exigeait des apprêts à sa venue. — Comment depuis l'Eden Jésus-Christ est annoncé et montré à la terre. — Les ligures. — Les prophéties. — L'attente universelle. 133
La venue du Messie ne pouvait être reculée jusque vers la fia des temps, — Raisons qu'en donne saint Thomas...... 13G
LES RÉCITS DE LA NAISSANCE I. — L'Annonciation.
f. — Raisons de lamuassade Angélique, — 1. Première raison : la dignité du mystère. Par l'Incarnation, la loi toute matérielle qui régit l'humanité fait place à la loi nouvelle qui est es\wU et vie. L'entretien de Marie avec l'ange inaugure la spirilualilé de celte loi 140
2 Deuxième raison : la dignité de Marie et sa sanctification. L'œuvre que va accomplir Marie est si immense, qu'elle réclame la plénitude de sa connaissanco et de sa volonté : l'Ange l'instruira donc de tout.— L'acceptation libre et consciente de sa douloureuse et magnanime carrière valut à Marie d'incompréhensibles trésors de grâce et do cloire , . , , . 14?
3. Iroîsièm© raison : la dignité du Verbe incarné. L'Incarnation est l'auguste et délicieux mystère des noces du Verbe avec la nature humaine. Le contrat exige des deux parties contractantes la plénitude du consentement, et par suite la plénitude de la connaissance et de la lumière. — Marie, mandataire de la nature humaine, fut appelée à donner un consentement pleinement libre et raisonné : de là l'entretien et les explications de l'ange mandataire du Verbe de Dieu 143
II. — Circonstances DE l'ambassade ANGÉLIQUE. — 1. Circonstance du temps 145
2. Circonstance du lieu. Significations mystérieuses du nom de la Galilée. — Significations du nom "de Nazareth. . 146
3. Circonstances des personnes. — Un ange, une vierge. — , Pourquoi un ange: raisons générales ; raisons particulières.
— Harmonies divines entre la chute et la Rédemption : de part et d'autre un ange et une vierge. — Parallèle entre Eve et Marie. — Significations du nom de Gabriel. — Questions que pose saint Thomas sur le mode d'apparition de l'ange. — Raisons profondes qu'eut le Verbe incarné de naitre d'une vierge donnée pour épouse 147
III. — L'objet de l'ambassade Angélique. — Les trois choses que se proposait l'Ange dans son ambassade à Marie.
1. L'Ange rend d'abord la Vierge attentive aux grands mystères qui vont s'accomplir en elle. — Sujet d'étonnement profond! l^n Ange aux pieds d'une flUe d'Adam; une formule inouïe de salutation. — Attitude de Marie. D'où naît son trouble? 166
2. L'Ange dévoile à Marie l'objet de son ambassade. — Objet triple. — Réalité du mystère : les mots de l'ange ne laissent place à aucun doute sur la réalité de l'Incarnation. Marie véritablement Mère de Dieu. Jésus-Christ vrai Dieu et vrai Homme. — Grandeur du mystère. Le Christ seul grand ! Magnificences de la vie du Christ à travers tous les siècles. — Mode ineffable selon lequel s'accomplit le mystère. Etude de l'expression divine, obumbrabit tibi. Sens profond du mot « ombre. » 170
3. L'Ange obtient le consentement de Marie. — Sublimité du fiât que prononce la Vierge. — Rapports de ce fiât avec celui de Dieu à la création. — Le jfial de Marie : mot (\q grandeur ; mot du martyre ; mot de l'attente et du désir 178
fV — X,E3 RÉSULTATS DE l' AMBASSADE ANGÉLIQUE, — « Lcâ
4l2 TAULE DES MATltllES
grandes choses » opérées ea la Vierge à la suite de son consentement, se rapportent au Verbe, à Marie, à nous.
I. — Au Verbe. — Question que résout saint Thomas touchant la mystérieuse conception de l'humanité du Verbe dans le sein virginil de Marie 181
L — A Marie. — La divine maternité source de tous les privilèges et de toutes les grandeurs de Marie. — I^Prodigieuse élévation de Marie par-dessus toutes les créatures. — Relations ineffables de Marie avec les trois Personnes de la Très-Sainte Trinité. Marie Mère de Dieu. — Marie fille de Dieu. — Marie éjjouse de Dieu. — Admirable réciprocité de dons et de services entre Dieu et .Marie. Tout ce que Dieu par sa grâce a permis à Marie de lui donner 186
3. — A nous. L'enfantement de Marie source unique de l'amnistie qui nous sauve, de la vie qui nous ressuscite ; des richesses dont nous sommes comblés dans le temps et dans l'éternité 193