‹ Jésus-Christ, son temps, sa vie, son œuvreChapitre 249 sur 309 · LE JOUR DES PALMES. 55J · texte numérisé non relu

LE JOUR DES PALMES. 55J

venus à Jérasalem pour les fêtes, avaient appris avec admiration la résurrection de Lazare. Ces hommes, étrangers aux intrigues et aux passions des chefs de la hiérarchie, apportaient à Jésus les mêmes dispositions favorables qui avaient été si générales au début de son ministère, ils renouvelaient xm instant la rapide période de la faveur publique; leur empressement alla si loin que le parti hostile en témoigna une vive inquiétude et parla même de se débarrasser de Lazare' . Jésus put prévoir dès ce moment le cortège triomphal du lendemain, car les caravanes de pèlerins qu il avait laissées en arrière étaient au moment d*arriver, et il suffisait d'une étincelle pour que ce peuple, déjà bien disposé par ce qu'il avait vu à Jéricho, lui montrât un ardent enthousiasme. A toutes les époques de sa vie, il n'aurait eu qu'à s'abandonner au courant pour être traité en roi. Nous savons pourquoi il avait constamment décliné ces honneurs ; aujourd'hui, si près de sa fin sanglante, il n'hésite pas à les accepter; bien plus, il s'y prépare, car il fait demander à l'un de ses disciples de lui amener le poulain d'une ânesse*. Les Orientaux préfèrent pour les circonstances solennelles cette monture pacifique au cheval fougueux. Dès l'aube, la foule qui vient de Jéricho se presse dans la petite bourgade. On veut voir la maison où le miracle a été accompli, la grotte funèbre d'où une parole puissante a ftdt sortir Lazare, et surtout Jésus lui-même. Tout ce qu'il compte

1 JeaD XII, 9-10.

« Luc XLX, 30.

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