MALÉDICTION DU FIGUIER STÉRILE
prophètes, une parfaite louange de la bouche des en- &nts et de ceux qui tettent^. » Après cette courte apparition à Jéi*usalem, Jésus retourna pour la nuit à Béthanie. Puis, dès le matin du jour suivant, il se rendit de nouveau au temple afin d'apposer le sceau à son enseignement public. Il n'espère plus ramener le peuple, mais il veut mettre en pleine lumière sa révolte impie. Tout dans ses actes et ses paroles tend à cette fin. Comme il approchait de la ville, livré tout entier à ces tristes pensées, il vit un figuier paré d'un opulent feuillage; mais nul fruit ne pendait aux rameaux. Quelle image saisissante de cette théocratie aux formes pom]>euses, étalant avec orgueil les solennités de son culte, tandis que le cœur même de la nation est devenu sec comme un bois mort où ne monte plus la sève ! La malédiction dont le fig^er stérile fut frappé était xm^ de ces symboles en action, comme on en trouve fréquemment dans l'antique prophétie. Parler d'injusticeàpropos d'un arbre, c'est pousser jusqu'au ridicule l'amour de réquité et oubher que la nature inintelligente a été créée pour le bien de l'homme et qu'elle a remph sa plus haute destinée quand elle a servi à exprimer une vé-
* Bfatth. XXI, 16. Il nous parait très difficile d^admettre* que Jésus ait chassé une seconde fois les vendeurs du temple. Ceût été fournir un prétexte plausible à ses ennemis pour s*emparer de lui et le condamner avec une apparence de droit. Sa polémique avec les Joifs portait sur des points bien plus importants ; après avoir commencé par signaler les abus les plus grossiers, il était remonté au principe même de la décadence morale de son peuple. La date donnée par Jean à cet acte nous parait bien plus conforme à Tanalogie kistorique : le système de théopneustie stricte pousse seul à admettre de continuels dvplicata dans Thistoire évangéliqoe.
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rite morale; certes elle a reçu un grand honneurquand, au lieu de nourrir simplement le corps, elle nourrit Tesprit. Pour' Israël, comme j^ourle figuier^ le^ temps des fruits était passé. Seulement, pour la créature libre, la saison stérile n'eaft pas inévitable etf la aéche» resse estun châtiment*.
Les prêtres et' les grands de Jérusedem devaieM montrer un costtt SL-am endurci que celui de Ph»aon devant des signes divins plus éclatants que ceux de Moïse . Ils^ allaient donner les preuves les plus eOraymiU» de cet endurcissement dans le mélange d*achameme»t et de perfidie qui caractérise letrr dernière lutte* oontre Jésuâ'.
1 Marc XI, 12-14; Matth. XXI, 18-14. Il faut sVtacher dans ce récit, comme dans les paraboles, h' la pensée générale et non à la concordance de to«ft les détails; Ofailiettttvqnabd même lft«aiaon des fntilit. comme le remarque le deuxième évangile, était passée, il j avait néanmoins* possrbilîtë que JésoB etf trouvât sûr^cet ai'ftwf, cârla.figiïr de priatomps a» cueillait 8ôu;v«iit en mam*- (Wiener, Réai. Wimtm^ buch.)