LE JOUG ROMAIN
les i^nsioBS qaaiid ils virœt le Bucceeseur et rhéritier des Maccftbées assister, au milieu de soq harem, au supplice infaioaiit de buit cente adhérents de leur parti t Un tel spectacle et de si cruelles épreuves ne faisaient qu*€acaspérer leur résistance. Leur influence sur le peuple demeurait grande en présence des sanglantes turpitudes d'une cour avilie et divisée.
Les derniers des Macoabées, dans leurs rivalités acharnées, iavoquèrent plus d'une fois l'appui de la grande république romaine, vers laquelle leur illustre nSsnL arait déjà tourné les yeux, alors qu'elle sem* blait encore trop éloignée pour menacer l'indépendance de la Judée. Les circonstances avaient changé, les années romaines avaient déjà foulé le sol de TAsie. Atissi le résultat infaillible d'une ai dangereuse alliance devait-il être l'asservissement définitif des Jai&. Appelés successivement par 1^ deux fils d'Alexandre Jannée, Hyrcan et Aristobule, qui se disputaient le pouvoir, les Bcnnains envahirent une première fois Jérusalem avec Pompée, dans l'intérêt d'Aristofaole; puis ils passèrent au parti d'Hyrcan par suite des man^s de l'Iduméen Aniipater, son perfide conseiller, qui jetait habilemient les fondements de sa propre grandeur. Son seeond fils, Hérode, unissant la ruse du politique le plus consommé à la vaillance d'un général digne des Romains, et ne fecnlant jamais devant un crime, sut manœuvrer si habilement, dans un temps de fortune changeante, qu'après avoir reçu la couronne de la Judée des mains