‹ Jésus devant Caïphe et Pilate, or, Procès de Js̈us-Christ suivi d'un choix de textes contenant les principaux fondements de la religion chrẗienneChapitre 20 sur 87 · UNE · texte numérisé non relu

UNE

Et en quoi donc la réponse de Jésus pouvait-elle paraître offensante ? « Si j'ai « mal parlé, dit Jésus, faites-moi- voir « le mal que j'ai dit. — Mais si j'ai bien « parlé, pourquoi me frappez-vous 19 D (Jean, xvur, 23.) | k

Il n’y avait aucun moyen d'échapper à ce dilemme. On accusait Jade c'était à ceux qui l'accusaient, à Caïphe le premier, à prouver l’accusation. Un accusé n’est pas tenu de s’incriminer soi-même.

Il fallait le convaincre par des témoignages; lui-même les invoquait : voyons

1. Ananie, grand-prêtre, ayant ordonné de frapper Paul sur le visage, Paul lui dit : «Dieu « vous frappera vous-même, muraille blanchie. « Quoi ! vous êtes assis pour me juger selon

« la loi, et cependant contre la loi vous com-

« mandez qu'on me frappe?» Act. aposi., xXXIII, Y. 4.)

LRO —

quels témoins furent produits contre lui.

SVT. —Témoins.—Nouvel interrogatoire.

Juge en colère.

« Cependant les princes des prêtres «et tout le conseil cherchaientdes dépo- « sitions contre us pour le traduire à « mort (ui eum morti traderent), et ils «n’en. trouvaient point. (Saint Marc, x1v, B6.)

« Car plusieurs portaient un faux té- « moignage contre lui, mais leurs dépo- « sitions ne s’accordaient pas. (Jbid. 56.)

« Quelques-uns se levèrent et portè- «rent un faux témoignage contre lui «en ces termes : Nous lui avons oui « dire : Je détruirai ce temple bâti de la « main des hommes, et j'en rebâtirai un « autre en trois jours qui ne sera point

Page 1