PIÈCES JUSTIFICATIVES
Lettre circulaire du bienheureux ZLouis-Marie de Montfort aux Amis de La Croix.
Circonstances dans lesquelles il l'écrivit de
Kennes, en 1714, dans la dernière quinsaine de juillet.
N croirait encore cette épître tombée de la
() plume de saint Paul. (C'est aussi le même Esprit qui inspirait le grand Apôtre des nations, qui l'a inspirée, et on dirait bientôt que c’est la même main quiena tracé les caractères avec des traits de feu et le même amour du Dieu crucifié. Nous ne saurions dire s’il s'est trouvé dans le cours des siècles chrétiens un écrivain, un saint, à mieux traiter, sous tous les rapports, ce noble et
mystérieux sujet des souffrances et de la Croix. . Lisez et relisez, en la méditant, cette touchante et sublime instruction; vous en serez pénétrés, ravis et vous aurez la plus haute idée de la science profonde, de l'expérience consommée et de l’éminente sainteté de son auteur. En disant si bien ce que doit être un vrai et parfait Ami de la Croix, Montfort s'est peint luimême et n’a fait que révéler, sur ce point, les sentimenis et la physionomie de sa belle et sainte âme. Des communautés de Trappistes la méditent sans fin, en font leurs délices et la présentent à tous Ceux qui vont méditer chez eux, dans la retraite, /es années éternelles. Voici les circonstances dans lesquelles 1l produisit cette épitre.
De passage à Rennes, en 1714, dans la dernière quinzaine de juillet, et comme envoyé par la divine Providence pour évangéliser cette grande ville, il ne put obtenir la permission d'y annoncer la parole de Dieu dans ses églises.
Condamné au silence, il se retire comme dans un cénacle et y fait une retraite de dix jours, en méditant sur la Croix. Ce fut le dernier jour de sa retraite qu'il écrivit sa belle circulaire aux Amis de la Croix, à des âmes d'élite qu’il associait sous ce beau titre, dans tous les Heux où il passait, et aussi indirectement à l'adresse des mondains qui tiennent une COonduite tout opposée dans la voie de la perdi-
tion.