‹ Jésus régnantChapitre 34 sur 144 · II. Dans /a Communion · texte numérisé non relu

II. Dans /a Communion

Près de recevoir Jésus-Christ, après le Pater, vous direz trois fois Domine, non sum dignus, etc., Comme si vous disiez la première fois au Père $ternel que vous n'êtes pas digne, à cause de vos ingratitudes à l'égard d’un si bon Père, de recevoir son Fils unique ; mais que voici Marie sa fidèle servante, Æcce ancilla Domini, qui prie en vous et Pour vous, et qui vous donne une confiance et espérance singulières auprès de sa Majesté : Quoniam singulariter in She constituisti me.

Vous direz au Fils: Domine, non sum dignus, etc., que vous n'êtes Pas digne de le recevoir, à cause de vos paroles inutiles et mauvaises, et de votre infidélité à son service ; mais cependant que vous le priez d’avoir pitié de vous, que vous l’introduirez dans la maison de sa propre Mère et de la vôtre, et que vous ne le laisserez point aller, qu’il ne soit venu loger chez Elle: Zenui eu, nec dimittam, donec introducam illum in domum matris mec, ét in cubiculum genitricis mec (Cant. 111, 4). Vous le prierez de se lever et de venir dans je lieu de son repos et dans l'arche de sa sanctification : Surge, Domine, in requiem tuam, tu el arca sanctificationis tue. Nous lui direz que vous ne mettez aucunement votre confiance dans vos mérites, votre force et vos prépa-

rations, mais dans celle de Marie, votre chère Mère, comme le petit Jacob dans les soins de Rebecca ; que, tout pécheur que vous êtes, vous Osez vous approcher de sa sainteté, appuyé et orné des vertus de la très sainte Vierge.

Vous direz au Saint-Esprit: Domine, non sum dignus, etc., que vous n'êtes pas digne de recevoir le chef-d'œuvre de sa charité, à cause de la tiédeur et iniquité de vos actions et de vos résistances à ses inspirations, mais que toute votre confiance est en Marie, sa fidèle Epouse ; et vous direz avec saint Bernard :

ec mea maxima fiducia est, hec tota ratio spei meæ. Vous pourrez même le prier de survenir en Marie son Epouse indissoluble, que son Cœur est aussi pur et aussi embrasé que jamais ; que s’il ne vient en vous, ni Jésus ni Marie ne seront point formés, ni dignement iogés dans votre âme.

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