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CHAPITRE VII

Conventions, — Pratiques d'amour.

OMMENT vivre sans aimer Marie, s’écriait souvent saint Bernard; et, si je

l'aime, comment à tout moment ne pas

penser à Elle ?

Cher enfant de Marie, voulez-vous plus souvent penser à cette tout zimable Reine de nos cœurs ? Familiarisez-vous avec la pratique des oraisons jaculatoires : c’est, au sentiment des saints, un des moyens les plus propres pour nous conduire à une prompte et intime union avec la très sainte Vierge et la faire régner en notre âme. Adoptez telle ou telle aspiration qui vous convaincra le mieux, par exemple :

Je vous aime, je vous bénis, je vous offre; et convenez avec cette bonne Mère que toutes les fois que vous prononcerez ce mot, vous voulez lui donner toute son étendue.

Voici une formule que vous pourrez réciter

de temps à autre, par exemple le jour de la retraite du mois.

Conventions avec Marie.

Très sainte Mère de Dieu, ma Souveraine et ma Mère, si la misère de ma condition ne m'empêchait pas d'être toujours à vos p'eds, j'y serais sans cesse prosterné ; jamais je ne m'éloignerais de votre présence. Mais puisque cela m'est impossible, j'y veux être au moins très souvent ; et parce que votre lumière pénètre le mouvement de mon cœur, voici le

pacte que je désire faire avec vous.

Je vous aime.

Toutes les fois que je vous dirai: Sainte Mère, je vous aime, ce sera comme si je vous disais : Je vous aime, après Jésus, autant que je suis capable d’aimer ; je vous aime mille fois plus que ma vie, plus que mon honneur, plus que tout ce qui m'est cher, au ciel et en la terre.

Je vous offre.

Lorsque je vous dirai: /e vous offre, j'entends protester sans cesse que je vous offre mon cœur, tout ce que je suis, tout l’honneur qui vous est rendu au ciel et en la terre, que je vous offre les louanges de tous ies saints, l'amour de votre Fils unique et de la très sainte Trinité.

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JÉSUS RÉGNANT PAR MARIE 195 Je me réjouis.

Quand, le cœur plein de joie, je ferai entendre ces mots: /e me réjouis, ce sera toujours de vos grandeurs et de vos excellences ; de ce que vous êtes le chef-d'œuvre des mains de Dieu, la merveille de a nature, de la grâce et de la gloire ; de ce que vous possédez une félicité immuable, de ce que vous avez un pouvoir absolu dans l'empire de votre F ils, et de ce que nulle créature ne peut égaler vos mérites par tous les services qu’elle essaie de vous rendre.

Je voudrais.

Si je vous dis seulement : Mère admirable, Je voudrais... , écoutez le reste de mes senti. ments, Car je voudrais, en effet, vous pouvoir honorer, moi seul, autant que tout le reste des hommes et des anges ; je voudrais avoir un Cœur capable de vous aimer comme vous le désirez et comme vous le méritez ; je voudrais posséder toute la gloire du monde pour avoir le plaisir de vous en faire Je sacrifice ; je voudrais être changé en amour, en louange, etc. ; enfin je voudrais, pour la plus grande gloire de Jésus, que rien ne se fit, sur cette pauvre terre, qu'avec Vous, en Vous, par Vous et pour Vous, ô glorieuse, 6 tout aimable, 6 bien-aimée Mère de Jésus !

Je vous dirai quelquefois: ère très fidèle, Vous êfes..., ajoutez de ma part: vous êtes

l'honneur de la terre ,et du ciel ; vous êtes la très digne Mère de Dieu, la protectrice des justes, l'asile des misérables, l’avocate des pécheurs ; vous êtes ma maîtresse, ma force, mon espérance, ma vie et mon tout après Jésus, mon supplément, mon cœur et mon âme.

Et quand, protestant de ma soumission envers vous, je dirai: /e sais, je prétends vous faire entendre que je suis le plus obligé et le plus soumis de vos enfants, le plus humble et le plus zélé de vos esclaves, que je suis à vous absolument, afin que vous disposiez de moi comme il vous plaira, sans que je prétende jamais y contredire |

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