A MARIE
Comme le cerf altéré soupire après l’eau des fontaines, ainsi mon âme SOuPIre après vous, ô Vierge bénie.
Levez-vous, ma Bien-Aimée, et Venez...
L'hiver a disparu, les frimas de la tiédeur ont cessé. Les fleurs commencent à paraître (grâce à vous) sur la terre de mon Cœur.
Quand sera-ce, ô très chère Mère, que j'aurai la consolation de vous voir, nGn plus en figure, mais en réalité ? (Bienh. de Montfort.)
Je vous aï, moi seul, plus d'obligation que le monde entier... Il y a longtemps que je serais perdu sans vous. (Bienh. de Montfort.)
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Ah! que mon exil est long! Séparé de ma divine Mère et de son Fils, dans une terre lointaine, exposé à mille dangers, à la mort la plus funeste, que puis-je faire, sinon gémir et crier vers vous, très douce et miséricordieuse Reine ! Comment pourrai-je goûter le repos? Comment ne pas soupirer sans cesse après cette patrie où je vous verrai toujours P
Marie et Jésus me sont toutes choses. Que veux-je de plus et quelle plus grande félicité
. puis-je désirer P
O ravissante parole, mais pour celui qui
aime Marie et non ce qu’aime le monde. /a-
rie et Jésus, voilà mon tout. Pour celui qui
comprend, c'est assez ; mais le redire souvent est doux à celui qui aime.
Marie est avec moi!! quel trésor !... quelle consolation ! Et je ne serais pas après cela tout à Elle? O doux Jésus, plutôt la mort mille fois que de n'être pas tout à Marie! ... (Bienh. de Montfort.)
Marie est avec moil... Mais n'est-ce pas une illusion dont je suis le jouet? N'est-ce pas le vain rêve d’une imagination échauffée ?
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DR EEE
Le 202 JÉSUS RÉGNANT PAR MARIE
Non ! non! c’est Dieu lui-même qui, dans son amour pour moi, l’a ordonné à la très sainte Vierge. Habitez en Jacob, etc. Jetez les racines de vos vertus en mes élus... Et la Vierge, docile toujours aux divines volontés, s’empresse de m'inviter elle-même à cette ravissante union.
O Marie ! sainte cité de Dieu! que ma main droite se dessèche, que ma langue s'attache à mon palais, si je vous oublie, si vous n’êtes pas toujours le principe de ma joie et de mes
œuvres.
Chantez un cantique nouveau à la Vierge pleine de grâce ; chantez et exaltez Marie, vous tous, enfants de la terre!... Elle a surpassé en sainteté tous les anges et toutes les filles d'Eve, par ses merveilleuses vertus ! La beauté et la gloire sont sur son visage, et la grâce est en ses yeux... Peuples de la terre, efforcez-vous de procurer sa gloire, et vous tous, créatures de Dieu, réjouissez-vous en Elle! Car, par cette divine et miséricordieuse Vierge, vous avez reçu une admirable alliance, par Elle nous sommes appelés les Fils du Très-Haut.
Ah! divine Mère, quand serai-je trut entier uni à vous et absorbé en vous ?
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Que rendrai-je à Marie Pour ses merveilleuses bontés, pour cette immense charité dont Elle m'entoure? Je ne puis rien qui lui soit plus agréable que de lui abandonner entièrement mon âme et de m'unir intimement à Elle.
O mon auguste Reine,
Que votre empire est doux !
Soyez ma Souveraine, }
Que je sois tout à Vous !
Je vous donne mon âme, Je vous donne mon cœur j Soyez-en donc la flamme, La vie et le bonheur | ….
B. DE Monrrorr.