SCÈNE X
EMILIE
Ah ! monsieur Maxime !..
MAXIME
Est-ce que mon oncle?..
MADAME LONGUEVUE.
Je ne suis qu’une femme, mais je me suis retenue à quatre pour ne pas gifller monsieur votre oncle.
MAXIME
Qu’a-t-il fait encore, miséricorde?
MADAME LONGUEVUE.
Ce qu’il a fait, le gueux!., ce qu’il a fait?., il a offert à ma nièce de l’argent.
EMILIE
Quinze cents francs !
MADAME LONGUEVUE .
Pour des lettres... et quelles lettres?.. Monsieur! vous n’épouserez jamais ma nièce...
EMILIE
Mais, ma tante...
MAXIME
Mais, Madame..
MADAME LONGUEVUE.
Arrière, Monsieur, arrière! J’étouffe!.. Affreux polisson!..
ENSEMBLE
Air : J/, va au cercle.
MADAME LONGUEVUE.
Quittons ces lieux, j’étouffe, je suffoque.
Je vais avoir, bien sûr, un coup de sang ;
Et cependant rarement je me choque :
Ce vieux notaire est un vrai garnement !
EMILIE
11 faut partir, car ma tante suffoque.
Pour elle, hélas! je crains un coup de sang;
Elle est ainsi chaque fois qu’on la choque :
Adieu, Monsieur, je m’en vais en pleurant.
MAXIME
Elle est furieuse, hélas! elle suffoque,
Je crains pour elle un violent coup de saug;
Elle est ainsi chaque fois qu’on choque :
Ah! ce matin j’ai bien de l’agrément.
(Madame Longuevue et Emilie sortent par le fond.)
JEUNE I)E COEUR