SCÈNE XIV
Les mêmes, MAJOREL, puis ROSITA*.
GÉLINET.
Majorel, rendez-les-moi.
MAJOREL
Non pas, je les garde.
' GÉLINET, effraye.
Pour les lire?..
ROSITA, entr’ouvrant la porte à gauche.
M. Majorel ici!... Que vient-il faire?.. (Elle la referme.)
. MAJOREE.
Je ne suis pas fâché de connaître le style de Mademoiselle.
GÉLINET, à Corinne.
Mais c’est de sa femme !
CORINNE, à Gélinet.
Je le sais bien. (Haut.) Rendez-moi, ces lettres **.
MAJOREE.
Ce soir, chez Philippe, après souper.
JEÛNE DE CŒUR
R0S1TA, à part.
Vous me le payerez, M. Majorel!
ROSIT A
Je n’irai pas chez Philippe.
GÉLINET, à part.
Philippe! elle a déjà Théodore... C’est un supplément... Gourmande !.. (AMajorel.) Ce n’est pas délicat ce que vous faites là... Moi, à votre place... (a part.) j’en ferais autant!
MAJOREL
Tiens, vous y tenez aussi?.. Je comprends ça... mais j'étais sur les rangs avant vous près de Mademoiselle. . . Ce n’est pas le tout que de se lever matin *.
GÉLINET.
11 faut arriver à l’heure... je connais ce proverbe.
MAJOREL
Et je n’aime pas qu’on se promène dans mes éperons!... onsieur Gélinet... saisissez-vous ? '
GÉLINET.
Un duel !
CORINNE
Oh ! Messieurs !
GÉLINET, avec enthousiasme.
Eh bien! ça me va, sabre de bois!.. Une affaire poiir une femme, ça me pose, ça me complète. Majore!, je vais t’exterminer.
MAJOREL
Innocent!
GÉLINET.
Innocent!.. Demain, dans un endroit désert, derrière l’Odéon, à la pointe du jour et de l’épée... je n’accepte pas plus de vingt-cinq pas...
MAJOREL
Vous vous fichez de moi !..
GÉLINET.
Vous hésitez?., (a Corinne.) Il hésite !.. J’écrirai sur les murs : Majorel, capon.
MAJOREL
Ne me poussez pas !..
GÉLINET.
Et je raconterai tout à Élodie...
MAJOREL
Mille millions de gloria !
CORINNE
Messieurs* 1 ’!..
MAJORE!
Partons !