SCÈNE III
MAXIME
Une dot que j’estime.
GÉLINET.
Un dot... de l’argent!... Fi donc ! la fortune importune, et il n’y a de beaux jours qu’avec les amours !
MAXIME
La tante d’Emilie ne m’a accepté qu’à cause de votre réputation... et, si elle apprend vos projets insensés, elle retirera sa parole.
GÉLISET.
Tant mieux, morbleu!
MAXIME
Mais j’y tiens!...
GÉLINET.
Tu y tiens?... Eh bien... amuse-moi d’abord... ensuite, nous verrons !
Mon oncle... (a part.) Comment me débarrasser de lui !... Ah ! Majorel!... (Haut.) Mon oncle, je ne demanderais pas mieux que île vous être agréable... mais, vous comprenez... dans ma nouvelle position, je ne peux pas... Mais, je vous présenterai à un de mes amis.
CÉLINET.
Je ne veux plus faire de nouvelles connaissances en hommes...
MAXIME
C’est un mauvais sujet... il se fera un véritable plaisir de vous piloter dans Paris.
GÉLINET.
Alors, c’est un homme... pratique?
MAXIME
Oh! un ancien dragon, M. Majorel.
GÉLINET.
Ça doit enlever les femmes à la baïonnette... J’accepte... je suis très-pressé.
MAXIME
Attendez-moi. (a part.) J’achèterai en même temps un bijou pour Corinne. (Haut.) A bientôt, mon oncle!
GÉLINET.
A bientôt!
MAXIME, à part.
Ah! dans quel état reviennent les oncles de Senlis!
Dêpêche-toi !
ENSEMBLE*
Air de l’Uomme vert.
GÉLINET.
Je vais enfin dans Paris, la grand’ ville.
Me divertir avant la fin du jour.
'je vais bientôt, eu élève docile.
Étudier l’amour avec amour.
MAXIME
Mon oncle va, dans Paris, la grand’ ville.
Se divertir avant la fin du jour.
Il veut enfin, eu élève docile.
Étudier l’amour avec amour.
(Maxime sort par la gauche.)