‹ Jeune de cœur comedievaudeville en un acteChapitre 16 sur 31 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

MAJOREL, puis MAXIME.

MAJOREL

Voilà une recrue qui n’y va pas de main morte ! Il me fera honneur... Majorai prend les notaires en sevrage. N’oublions ]«s Corinne... Vais-je lui porter ces lettres ? Non! Évitons le premier feu de sa colère, et insinuons’ frauduleusement un mot. (il va à la table et écrit.) « Mademoiselle, Maxime nie charge de vous renvoyer votre correspondance... Je la fais pénétrer sous cette enveloppe. Si vous n’avez pas d’antipathie pour le

1 3 e dragons, venez oublier ce soir avec moi le gandin qui n’a pas su vous comprendre, chez Philippe, quartier Montorgueil. Dans le cas où vous arriveriez avant moi, faites ouvrir et commandez le soufflé.» (n glisse cette lettre avec le paquet sous enveloppe et il met l’adresse.)

MAXIME, entrant *.

Tiens, vous êtes encore là, Majorel?

MAJOREL

J’écrivais quelques lignes brûlantes à Corinne.

MAXIME. j

Je viens d’acheter ce bracelet pour elle.

MAJOREL

Bravo ! nous enverrons le tout ensemble, (a part.) Elle croira que c’est un cadeau.

MAXIME

François!.. François! (François paraît.)

MAJOREL

Ce billet... et cet écrin à son adresse ; hop ! hop ! au galop ! (François sort.) Je viens de faire un coup de maitre ; je renvoie à Corinne par la même occasion les lettres que vous aviez confiées à votre oncle.

MAXIME

Quelles lettres ?

MAJOREL

Vous savez bien... (Appelant.) Gélinet ** !

GÉLINET, dans la coulisse.

Un instant, je mets ma cravate.

MAXIME

Mais, Majorel...

MAJOREL

Ah ! il me va beaucoup, votre oncle ! Ah ! l’eau qui dort, quand elle se met à bouillir... Au revoir, on m’attend! (ilsort par le fond.)

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