SCÈNE XII
MAXIME, enchanté.
J’infecte le tabac, mon ami, j’infecte... Eh bien! qu’est-ce que tu as, Maxime?
MAXIME
Ce que j’ai?., je suis furieux contre vous, mon oncle.
GÉLIKET.
Contre moi?
MAXIME
Vous ne commettez que des maladresses depuis ce matin : d’abofd vous avez affreusement compromis madame Majorel.
GÉLIKET, avec joie.
J’ai compromis madamq Majorel?...
MAXIME
Ensuite, vous avez pris la nièce de madame Longuevue pour Corinne.
GÉLIKET.
Comment! ce n’était pas !.. mais, alors, à qui donc t’al-je fiancé ce matin?
MAXIME
Fiancé!..
GÉLIKET.
A une demoiselle qui adore les petites moustaches...
MAXIME
Qui adore les petites moustaches!.. C’est Corinne! Vous' m’aviez fiancé à une figurante !
GÉLIKET.
Une figurante !
MAXIME
Ah ! mon oncle !
GÉLIKET.
Voyons, ne te fâche pas! je débrouillerai tout cela...
MAXIME
Si Corinne nous menace des lettres de Rosita... que ferezvous?
GÉLINET.
Crois-tu donc que je sois embarrassé?., je... je... (changeant de ion.) Diable !
MAXIME
Et comment persuaderez-vous à madame Longuevue que je suis innocent?
GÉLIKET.
Peux-tu me demander comment? (changeant de ton.) Je l’ignore absolument.
MAXIME
Tenez, mon oncle, vous êtes un oiseau...
GÉLIKET, vivement.
Un serin!
MAXIME
Un oiseau de malheur !
GÉLINET.
Tu es dur pour moi!
MAXIME
Venir à Paris pour courir la prétentaine, faire des farces, des fredaines... N’avez-vous pas de honte, à votre âge?
GÉLINET.
C’est vrai! j’aurâis dû commencer plus tôt.
MAXIME
Grâce à vous, tout est manqué ! •
Eh bien! grâce à moi, tout est manqué.
MAXIME. '
Vous en prenez facilement votre parti, vous !
GÉLINET.
Console-toi... De ce pas je vais trouver madame Longuevue.
MAXIME
Gardez-vous*en bien, au nom du ciel!.. Tenez-vous tranquille... je vais tâcher de réparer le mal que vous avez fait... Mais en sera-t-il temps encore? (il sort par la gauche.)