SCÈNE II
EMILIE
Oui, ma tante.
maxime. •
Des calomnies !...
MAJOREL
Je réponds de Maxime comme de moi-même.
MADAME LONGUEVUE.
Merci bien! (a part.) Jolie signature! (Haut.) Mais je ne suis pas une femme à préjugés... je marche avec mon siècle!... Je me suis dit : «Sou oncle partagera sa vertu avec lui... il en a à revendre, M. Gélinet... Quand il y en a pour un... » Et va-t-il débarquer bientôt, cet excellent M. Gélinet ?
MAXIME
Oui... mais il peut arriver très-tard...
MADAME LONGUEVUE.
Moi qui comptais le mener ce soir à l’Opéra...
* MAXIME
11 n’est que midi...
MADAME LONGUEVUE.
Je vais toujours aller retenir la loge... nous reviendrons. Lève-toi, Emilie, et baisse les yqux.
EMILIE
Oui, ma tante \
MAJOREL, offrant son bras à Emilie.
Voulez- vous accepter mon bras?
MADAME LONGUEVUE, le prenant.
Non, j’ai plus de confiance dans la rampe.
EISSEMB LE.
Air : J’ai visité le Canada (Hervé).
MADAME LONGUEVUE.
C’est convenu, c’est arrêté.
Nous vous rendons la liberté.
Tantôt, sans que j’écrive.
J’arrive.
Nous causerons sérieusement De ce fameux événement;
Attendez-moi patiemment.