‹ Jeunesse; comédie en trois actesChapitre 16 sur 99 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

CHARLES, riant.

Mais c'est personne, voyons! c'est une femme imaginaire.

ROGER, (icçu.

Ah ! C'est dommage. Elle me plaisait la petite femme!

CHARLES

Oui. Hé! bien, le jour.où je l'aurai, je ne vous conseille pas de rôder autour d'elle. J'ai beaucoup d'amitié pour vous. Mais vous ne pèseriez pas lourd vou^ et tous vos succès, devant moi et tout mon amour... Comprenez donc, c'est pour elle que je me conserve et que je Iravuillp. C'est pour avoir tout à lui donner que je n"èparpille pas mon cœur... (Roger rit.) Et puis il ne faudrait pas rire. Je ne vous admire pas du tout, moi, vous savez. Vous ne m'étonnez même pas. Vous n'êtes pas une exception. Tous les hommes peuvent avoir beaucoup de femmes et beaucoup de désirs.

ROGER, riant.

Pas tous !

CHARLES

Moi qui vous parle, j'ai eu de rudes tentation^!, parfois, vous savez... des soirs, des soirs d'été où je travaillais dans ma chambre... Et par la fenêtre, ouverte, il m'arrivait de la rue, de grands bruils de voix, de rire... Et j'avais bien envie de descendre. Seulement, voilà je ne descendais pas !

ROGER

Moi je serais descendu.

Cn.\RLES, riant.

Oui, mais vous, vous finirez très mal.

24 JEUNtSSE

ROGER, riant.

Oh ! pas tout de suite....

Entre Andrée.

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